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  • Pièce de 8 Gribeauval attelée

    LE TRAIN D’ARTILLERIE

    Après avoir réalisé le superbe canon de 8, escorté de ses valeureux servants, les Etains du Prince, poussés par le goût de la perfection et de la vérité historique, ont voulu compléter cet ensemble par l’attelage du train d’artillerie. En effet, il semble qu’il manquait quelque chose d’important à cette pièce, si l’on considère qu’aucun canon de l’époque n’avait les moyens de se propulser lui-même sur les lieux du combat.
    Le problème s’était déjà posé aux états-majors, qui, bien que disposant d’un excellent matériel  d’artillerie, n’avaient pas de personnel spécialisé dans la remorque et l’acheminement des batteries.
    Bin sûr, les artilleurs étaient équipés de « bricoles », sortes de baudriers de cuir portés en bandoulière terminés par une corde munie d’un crochet. Ce dispositif permettait de manœuvre les pièces une fois sur place, mais pour ce qui est des charrois, il n’existait aucune troupe régulière formée à cette fonction. On avait coutume, en ces temps, de requérir des paysans ou des charretiers qui appartenaient à des entreprises civiles, pour amener l’artillerie et ses caissons à pied d’œuvre. Bien évidemment, ces gens qui craignaient pour leur vie, ou plus prosaïquement redoutaient la perte de leurs chevaux, se gardaient d’approcher de trop près de la ligne de feu et abandonnaient pièces et canons à des distances prudentes des endroits  « chauds» où la mitraille pouvait les atteindre. C’était donc aux servants eux-mêmes à aller chercher leurs canons au point où les conducteurs privés les avaient laissés.
    Bonaparte, homme pratique et artilleur lui-même, fut le premier général à se soucier des  contretemps et des fatigues supplémentaires occasionnés par la manipulation de son artillerie par des personnels non militaires. Le treize nivôse an VIII, il crée les bataillons du Train d’Artillerie, soldats charretiers, qui bien que voués à un rôle passif pendant les batailles, faisaient preuve d’un courage tranquille et d’un admirable mépris du danger. Ces militaires aux uniformes gris et bleus, un peu ternes, devaient en effet, en pleine action,  effectuer les changements de position du matériel  sans tenir compte des bombardements de l‘adversaire ou des contre-charges de la cavalerie ; malgré leur propre armement, ils étaient bien trop accaparés par le service de leurs pièces pour se préoccuper de leur sauvegarde personnelle. Ce sont ces soldats que nous avons représentés, montant les deux chevaux porteurs de notre attelage. En principe, l’avant-train était tracté par quatre chevaux, mais on pouvait en ajouter deux autres, en terrain lourd, ou pour augmenter la vitesse de l’unité. Un des avantages de l’utilisation d’un corps de conducteurs spécialisés était de pouvoir déplacer rapidement les canons d’un bout à l’autre du front de bandière, au gré des besoins du commandement. N’oublions pas que bien souvent, l’artillerie roulait au même rythme que la cavalerie, précédant l’infanterie dans les mouvements offensifs, ouvrant à quelques mètres de l’ennemi un feu violent destiné à ouvrir des brèches dans le dispositif adverse afin que grenadiers et voltigeurs s’y engouffrent, obligeant parfois les artilleurs à des combats corps à corps ; c’est dire si la mobilité et la rapidité étaient essentielles !
    C’est pourquoi ainsi que vous pouvez le constater sur cet attelage harnaché à l’allemande, tout a été fait pour alléger le convoi, fin timon, palonniers de volée aériens, traits en corde, plate-longe, avaloire et surdos en cuir de Hongrie. Le sous-verge (cheval de droite non porteur), était déchargé au maximum ; on cherchait à limiter ainsi le poids des accessoires de harnais et de traction, car les canons eux-mêmes pesaient, suivant les calibres, de deux cent quatre vingt dix à neuf cent quatre vingt dix kilos.
    La façon dont a été traitée cette pièce, reproduit bien tous les éléments de cet attelage, qui par le nombre de ses détails et sa dimension relativement importante, constitue un ensemble d’une grande beauté que les Etains du Prince sont fiers d’ajouter à leur collection.


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  • Canon Gribeauval

    Canon Gribeauval

    Bonaparte, homme pratique et lui même artilleur, fut le premier Général à se soucier des contre-temps et fatigues supplémentaires occasionnés par la manipulation de son artillerie. En l'an VIII, il crée les bataillons du Train d'Artillerie, soldats charretiers, qui bien que voués à un rôle passif pendant les batailles, faisaient preuve d'un courage tranquille et d'un admirable mépris du danger. Ce sont ces soldats, que les Etains du Prince ont choisi de représenter, montant les deux chevaux porteurs de notre attelage. En principe, l'avant-train était tracté par quatre chevaux, mais on pouvait en ajouter deux autres, en terrain lourd ou pour augmenter la vitesse de l'unité. C'est pourquoi sur cet attelage harnaché à l'allemande, tout a été fait pour alléger le convoi: fin timon, palonniers de volée aériens, traits en corde, plate-longe, avaloire et surdos en cuir de Hongrie. Le sous-verge (cheval de droite non porteur), était déchargé au maximum. On cherchait à limiter le poids des accessoires de harnais et de traction, car les canons pouvaient peser jusqu'à près d'une tonne.
    La façon dont a été traitée cette pièce, reproduit bien tous les éléments de cet attelage, qui par le nombre de ses détails et sa dimension relativement importante, constitue un ensemble d'une grande beauté que les Etains du Prince sont fiers d'ajouter à leur collection.

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