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  • Armstrong

    Armstrong

    Neil Armstrong est passionné par la découverte de l’ère spatiale ; il s'engage dans la marine, comme pilote de 1949 à 1952, et participe à la guerre de Corée. En 1957, le 4 octobre, les Russes étonnent le monde en plaçant Spoutnik I sur orbite. Depuis deux ans déjà, Armstrong travaille au National Advisory Commitee for Aeronautics (NACA) qui allait devenir célèbre en 1958 sous le sigle NASA : National Aeronautics and Space Administration.
    Armstrong est un des meilleurs pilotes d’essai du monde ;
    En 1962, Armstrong, sélectionné dans le club très fermé des astronautes, commence un entraînement particulièrement dur.
    Le programme Apollo va se poursuivre pendant deux années, où tout le matériel sera passé au crible et tous les équipements modifiés en vue d’une sécurité maximum. Le 24 décembre 1968, Apollo 8 accomplit dix révolutions autour de la lune.

    Enfin, le 16 juillet 1969, c’est le grand jour : deux millions de spectateurs regardent Saturne V, emporter vers la lune le vaisseau Apollo 11 avec, à son bord, Neil Armstrong, Edwin Buzz Aldrin et Michael Collins. Le 20 juillet à 20 h 17 mn 42 sec. UT (Universal Time ou temps universel), le module lunaire Eagle se pose en douceur dans la mer de la tranquillité. Le 21, sous le regard d’un milliard de téléspectateurs, Neil Armstrong pose son pied gauche sur le sol de la lune, à 2 h 56 mn 20 sec., UT. Fasciné, le monde l’entend déclarer : "c’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité".
    Avant de repartir pour la terre, Buzz Aldrin était venu le rejoindre, pour planter sur la lune le drapeau des USA, qui y demeurera pour l’éternité.


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  • Charlemagne

    Charlemagne

    Charlemagne possède une culture très étendue : il parle le latin et le grec, il se passionne pour la rhétorique et l'astronomie, protège les artistes, qu'il comprend et admire. C'est aussi un homme d'action : il pratique l'équitation, l'escrime et la natation. Le grand politique intelligent et cultivé se double d'un homme de guerre redoutable que l'on trouve toujours à la tête de ses armées. Il vit simplement au milieu de sa famille, de ses prêtres (car il est très pieux) et de ses chevaliers. Il avait lui-même réglementé l'armement de ses officiers : leur équipement coûteux comportait un casque, qui valait un cheval étalon, un bouclier, qui valait un taureau, une épée et son fourreau, qui valaient sept vaches, et une magnifique cuirasse à écailles, qui valait deux étalons ! On a recensé plus de cinquante batailles, auxquelles Charlemagne prit part personnellement, commandant non seulement sa chevalerie, mais aussi les paysans libres qui formaient le cœur de son armée. Les paysans qui ne possédaient pas au moins quatre champs cultivés s'unissaient pour pouvoir s'armer à leurs frais et prendre part aux expéditions militaires ; Charlemagne a donc su insuffler à tous ces peuples si divers un sentiment national et la fierté de combattre aux côtés d'un chef aussi prestigieux. A sa mort, l'Empereur va laisser à ses fils une nation forte et bien gérée.

    Son œuvre, en dehors des conquêtes militaires, fut considérable. Il fut le premier à établir un gouvernement central formé de dignitaires responsables, chacun dans sa spécialité : sénéchaux, connétables, chambriers, archichapelains et comtes du palais, secondés par un grand nombre de conseillers et surveillés par les Vassi Dominici, qui contrôlent les hommes en place et les Mici Dominici, qui opèrent deux par deux - un clerc et un laïc – et enquêtent plusieurs fois par an sur les sujets les plus divers. Enfin, il fut le protecteur incontesté de l'instruction publique, créant des écoles, des bibliothèques, favorisant le goût de l'étude et des beaux-arts. Il fut à l'origine d'un essor culturel remarquable, de progrès notables dans les sciences, la littérature et l'architecture.



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  • Général De Gaulle

    Général De Gaulle

    Colombey-les-deux-églises, en Haute-Marne, 688 habitants ; le voyageur qui passe par-là ne peut manquer d’apercevoir l’immense croix de Lorraine qui domine la petite ville. Ce monument de granit a 43 mètres de haut, 19 m 16 d’envergure maximum et pèse 1 500 tonnes ; il est là pour rappeler qu’ici repose l'un des plus grands soldats que la France ait connu, un des plus grands hommes d’Etat, aussi, dont l’immense stature rayonna sur le monde entier. ………

    Le 30 mai 40, l’impensable défaite est consommée. Il n’y a plus de masse de manœuvre, l’armée se débande, et à Dunkerque, l’Angleterre tente de sauver ce qui reste de son corps expéditionnaire. Le 5 juin, Paul Reynaud, stupéfié par les prévisions prophétiques de de Gaulle, le nomme sous-secrétaire d’Etat à la guerre. Mais il est trop tard, pour cette partie de l’action : le Général est persuadé que la guerre ne peut être gagnée en France. Le 17 juin le gouvernement Reynaud démissionne et de Gaulle s’envole pour Londres. Dés le lendemain il lance son fameux "appel" sur les ondes de la BBC, invitant les français qui veulent poursuivre la lutte à le rejoindre. Le temps obscur des premiers ralliements commence pour former le noyau de la Résistance et de la France Libre.
    En 58, le président Coty, ne pouvant résoudre la crise Algérienne, rappelle de Gaulle à la tête du gouvernement. Il fonde alors la Vème république, basée sur une nouvelle constitution, dont il devient le premier président. Le référendum de 1961 aboutit aux accords d’Evian et à l’indépendance de l’Algérie. Il devient l’artisan passionné de la décolonisation et introduit le suffrage universel pour l’élection du président de la République. La crise de mai 68 amène la désaffection populaire envers le chef de l’Etat qui démissionne en 69 après un vote négatif sur la régionalisation. Il meurt subitement le 9 novembre 1970.
    On donnera son nom à la place de l’Etoile, et aussi au formidable porte-avions nucléaire. Le colosse de notre nouvelle marine sera à l’image colossale d’un Grand Homme, qui ne cessa jamais de croire en la France.


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  • Victor Hugo

    Victor Hugo

    Le petit Victor, né à Besançon en 1802, avait une admiration sans bornes pour son père, général de la Grande Armée de Napoléon. "Mon père, ce héros au sourire si doux" écrira-t-il plus tard dans la "Légende des Siècles".

    Sa vie, marquée par l'exil à Jersey et à Guernesey, sera cependant une route d'honneur et de vertu critique. Son cœur est brisé par la mort accidentelle de sa fille Léopoldine, qui lui fait écrire ses plus belles pages élégiaques, et Adèle le prévient : "la gloire est le deuil éclatant du bonheur"… Héros républicain, mêlé au peuple de Paris pendant le siège, il abandonne vite son mandat de député réactionnaire, l'amour du peuple, l'amour de l'homme ne pouvant s'accommoder d'un régime ultra et sa philosophie libérale lui interdisant de souscrire à des idées venant à l'encontre de ses convictions fondamentales sur la liberté et la justice. En plus de son œuvre littéraire absolument immense, presqu'unique dans notre pays, il a laissé plus de 2 000 dessins qui le placent au rang des plus grands artistes du XIXème siècle. Il nous quitte en 1885, le 22 mai : la même année il sera honoré comme l'un des plus grands hommes de notre temps et admis à reposer au Panthéon.

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  • Napoléon

    Napoléon Bonaparte

    Les touristes qui, chaque année, visitent la belle île de Corse peuvent, au hasard de promenades dans les rues d’Ajaccio, entrer dans la maison natale de Napoléon Bonaparte, aujourd’hui transformée en Musée du souvenir Napoléonien. Cette maison n’a pratiquement pas changé depuis le 15 août 1769, jour où naquit le deuxième fils de Charles Bonaparte et de Laetizia Ramolino, dont le destin prodigieux allait à jamais marquer l’histoire universelle, et faire de cet homme le plus glorieux des français.

    Bonaparte prend son essor à partir du siège de Toulon, mais auparavant, il laisse une trace à Auxonne, en Côte d’Or, où il apprend le métier d’artilleur. On y voit une plaque avec un cadran solaire, qui porte l’inscription suivante : "à la mémoire de Bonaparte lieutenant de bombardiers au régiment d’artillerie de la Fère". Notre voyageur va maintenant devoir élargir son champ d’exploration : l’Europe s’ouvre à lui, à commencer par les guerres d’Italie. Au pont d’Arcole, il va trouver un obélisque portant ce texte : Napoléon, indigné par l’hésitation de ses soldats, ayant saisi l’étendard, s’élança sur le pont, rendant aux siens le courage au combat !
    Le 2 décembre 1804, Napoléon 1er, est sacré par le pape Pie VII à Notre Dame. C’est le sommet de sa gloire, et il s’écrie à l’adresse de son frère aîné Joseph : si notre père nous voyait !. Là, il suffit d’aller au Louvre contempler le tableau magistral de David, où l’artiste, trichant un peu avec l’histoire, fit apparaître Laetizia, la mère de la tribu Bonaparte,
    ……..Le dernier hommage qu’on va lui rendre se fera aux Invalides, prés de l’immense sarcophage de porphyre rouge de Finlande, posé sur un piédestal en granit vert des Vosges, où il repose au milieu de ce peuple français qu’il a tant aimé !.Il nous laisse en souvenir ses armoiries où l’Aigle romaine empiète sur la foudre ; les membres de sa famille combinèrent cette héraldique nouvelle avec les blasons des provinces placées sous leur autorité, mais le plus beau fleuron de cette chevalerie d’Empire, née dans les combats et la gloire, est celui que tout français est suprêmement honoré d’arborer aujourd’hui, l’étoile à cinq branches de la Légion d’Honneur, appendue à son ruban de moire écarlate.

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  • Jeanne d'Arc

    Jeanne d'Arc

    En 1412, Jacques Darc et Isabelle Romée, son épouse, ont la joie de voir naître Jeanne, dans leur foyer modeste, certes, mais de bonne bourgeoisie rurale. Les “ laboureurs ”, comme on appelle ceux qui appartiennent à cette classe sociale, possèdent une vingtaine d’hectares et, contrairement à la légende, ainsi qu’elle le dira plus tard à son procès, Jeanne “ n’allait pas aux champs à la suite des brebis et du bétail ”, mais s’occupait à l’intérieur des soins du ménage de la famille. Elle a une nature saine, au physique comme au moral. Elle est gaie, équilibrée et suffisamment intelligente pour savoir que s’il y a deux rois en France, la légitimité de celui de Bourges est naturellement celle qu’elle doit reconnaître, aidée en sa conviction par sa profonde foi en Dieu qui se manifeste à elle par l’intermédiaire de ses “ voix ”. Elle n’a pourtant rien d’une illuminée mystique ou extatique. Elle est simplement inspirée par St Michel, Ste Catherine et Ste Marguerite qui lui recommandent de se rendre auprès du Dauphin, de lever une armée et mettre le siège devant Orléans.
    Seule une lumière surnaturelle religieuse pouvait éclairer cette jeune fille et la pousser à accomplir cette mission militaire si peu en rapport avec sa personnalité de petite paysanne de Domrémy.

    Le 30 mai 1431, serrant sa croix sur sa poitrine, elle monte à neuf heures du matin sur le bûcher et meurt avec un courage tel qu’il émeut jusqu’aux soudards anglais. L’un d’eux, épouvanté, s’écrie: “ Malheur à nous, nous avons brûlé une sainte! ”. Elle avait 19 ans.
    Jeanne la Pucelle demeure le plus beau symbole de courage féminin et de résistance à l’occupant. Elle est encore de nos jours le plus bel exemple de patriotisme et le plus pur modèle de vertu. Sa sainteté est reconnue par l’Eglise qui la béatifie en 1909 et la canonise en 1920. La fête de Jeanne d’Arc est devenue en France, fête nationale, fixée au dimanche suivant le 8 mai.

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  • Clovis

    Clovis

    Clovis meurt en 511 à Paris. Il a triomphé des Wisigoths à la bataille de Vouillé, près de Poitiers, en 507 et s'est emparé de l'Aquitaine pendant que les Burgondes, ralliés à la couronne, investissaient la Provence et la ville de Marseille. Au faîte de sa gloire, il reçoit à Tours un an avant sa mort, de la main de l'Empereur Byzantin Anastase, les insignes de Consul honoraire de Rome. Il organise le concile d'Orléans, qui réglemente l'Eglise des Gaules, et laisse à ses quatre fils – Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire – un royaume unifié dans la paix chrétienne, sous la protection bienveillante du Dieu de Clotilde.

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  • Louis XIV

    Louis XIV

    Destin prodigieux qui fait le jeune Louis roi à cinq ans et qui le tient sur le trône pendant plus de soixante douze ans ! Son père Louis XIII meurt en 1643 et l'héritier de la couronne est chaperonné par sa mère, Anne d'Autriche, et par son mentor politique, le Cardinal Mazarin. Celui-ci lui inculquera la plus haute idée de sa fonction, lui enseignera le sens du secret politique et lui donnera le goût du pouvoir. Au point qu'à l'âge de 14 ans, il va surprendre toute la cour en décrétant l'arrestation du Cardinal de Retz, usant pour la première fois de son droit de majorité. Cependant, il laisse gouverner Mazarin pendant dix années de plus, se fiant à la sagesse et à l'intelligence de celui qu'il considère un peu comme son père.
    Louis a 22 ans lorsqu'il décide de gouverner seul, sans l'aide d'un Premier Ministre. Il élève ainsi la dignité royale à un niveau pharaonique ; il déclare : "la nation ne fait pas corps en France, elle réside tout entière dans la personne du roi !"

    Pour assurer à la fois la réussite des conquêtes et la sécurité des territoires annexés, Louis Dieudonné le Grand (titre donné par la ville de Paris après la paix de Nimègue) crée une armée digne de lui : dans son esprit, la guerre est la vocation naturelle d'un grand roi. En 1672, il dispose de 120 000 hommes, tous en uniforme, ce qui ne s'était jamais vu auparavant. Cette armée va se renforcer jusqu'à un atteindre en 1691 un effectif de 450 000 soldats, auxquels il faut ajouter les hommes des milices.
    Le Roi Soleil est, bien sûr, le grand protecteur des lettres et des arts ; le Grand Siècle sera marqué par un rayonnement culturel aussi éclatant que la domination politique. Molière, Racine, Boleau, Lulli, Le Brun, Le Nôtre, Watteau sont les lumières du grand classicisme. Versailles et les fastes de la cour éblouissent toute l'Europe. Bossuet, au comble de l'admiration, s'exclame :"Ô rois, vous êtes comme des Dieux !"
    Mais le 1er septembre 1715, le roi se couche, terrassé par la gangrène, voyant venir la mort avec sérénité et courage ; il fait venir son arrière-petit-fils, appelé à lui succéder, et lui dit : "j'ai trop aimé la guerre, ne m'imitez pas en cela, non plus que dans les grandes dépenses que j'ai faites". Saint-Simon, qui ne l'aimait pas, lui rendra tout de même hommage en écrivant : "c'est là ce qui s'appelle vivre et régner". Mais le dernier mot revient au prédicateur Massillon, devant le catafalque royal : "Dieu seul est grand, mes frères !…"

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  • Mozart

    Mozart

    Parmi les prodiges de la composition musicale, Wolfgang Amadeus Mozart est certainement le seul à avoir écrit un menuet avant d'avoir cinq ans. C'est un joli petit garçon, comme le dira plus tard Vincent d'Indy, "un charmant petit oiseau chanteur, mi Italien, mi Viennois!". Ce bel enfant naît à Salzburg en 1756 ; son père Léopold, lui-même compositeur et excellent violoniste, lui enseigne le clavecin dès l'âge de quatre ans, en même temps que les rudiments de la composition. Le jeune Wolfgang est un être d'une exquise sensibilité : lorsque son entourage le presse de se mettre au clavier, il dit : "aimez-moi et je vous jouerai de la musique!".

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  • Christophe Colomb

    Christophe Colomb

    Christophe Colomb est né à Gênes, d’un père tisserand entre 1446 et 1451. Il est remarquable de constater qu’encore aujourd’hui, onze villes italiennes revendiquent son lieu de naissance…
    Au début du printemps 1492, on va armer les trois célèbres caravelles : la Pinta (la Fardée), la Nina (la jeune fille) et la Marie-Galante, que Christophe Colomb va rebaptiser la Santa-Maria.
    Au 69ème jour de navigation, alors que l’équipage était proche de la mutinerie, et que le point de non-retour était atteint, on recueillit un brin de roseau et un morceau de bois sculpté, attestant la présence d’une civilisation proche. C'était une des îles Lucayes (Bahamas), appelé Guanahani en dialecte indigène et que le découvreur baptisa aussitôt San Salvador (aujourd’hui : île Watling). Obsédé par ses convictions géographiques, Colomb croit avoir touché Cipango (le Japon de l’époque), puis cabotant d’île en île il découvre Cuba et Haïti alors qu'il pense naviguer entre les îles de Chine. La Santa Maria échouée, il rentre en Espagne avec la Nina et la Pinta, croulant sous les objets d’or, les perroquets, les plantes et les bois inconnus, et surtout avec quelques indiens qui firent sensation.
    En 1502, il longe les côtes du Honduras et de Panama croyant avoir atteint la péninsule Malaise. En 1504, il est aveugle et paralysé mais toujours convaincu d’avoir exploré des îles d’Asie proches des Indes. Disgracié, désenchanté, il meurt à Valladolid en 1506. Le nouveau monde fut appelé América, selon le nom d’Amérigo Vespucci, navigateur florentin, qui par ses récits de voyage donnera son identité à cet immense continent. Mais, il n’en reste pas moins que Christophe Colomb eût l’incroyable témérité de tenter cette traversée dont il ignorait tout de la fin, ouvrant ainsi une ère historique nouvelle pour l’humanité.

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  • Henri IV

    Henri IV

    Ce grand monarque laissa une telle trace dans l'histoire qu'il est qualifié de "Henri IV le Grand". Pour asseoir l'autorité royale, il consent à abjurer sa foi solennellement : "Paris vaut bien une messe" soupire-t-il. Ce fin politique va rétablir l'ordre avec souplesse, mais aussi avec fermeté. On aurait volontiers suivi le "panache blanc" de ce grand roi jusqu'au terme de l'épanouissement du pays si un misérable fou du nom de Ravaillac, exalté par les sermons des prédicateurs justifiant le tyrannicide, n'avait poignardé Henri IV à la faveur d'un embarras de voitures rue de la Ferronnerie, le 14 mai 1610.

    Son oeuvre fut immense : il avait écarté les grands seigneurs fomenteurs de complots, pacifié les esprits en promulguant l'Edit de Nantes le 13 avril 1598, qui garantissait aux réformés la liberté de conscience et de culte, l'égalité absolue, l'accès à tous les emplois et l'octroi d'une centaine de place-fortes. A l'intérieur, le Vert Galant à l'accent rocailleux avait rétabli les finances et, avec l'aide de Sully, relevé l'économie en réduisant la dette publique et en favorisant l'agriculture. "Les mines et les trésors du Pérou ne sont rien à côté des deux mamelles de la France, labourage et pâturage", écrivait Sully ; et le Roi ajoutait : "Si Dieu me fait la grâce de vivre dix-huit mois ou deux ans, je veux qu'il n'y ait paysan qui ne mette le dimanche une poule en son pot". Sous son régime bénéfique, on introduit en France la culture du houblon, du maïs et du mûrier ; on ouvre des routes, on creuse des canaux, on assèche des marais, on colonise le Québec et on fonde la Compagnie des Indes. Henri IV se comporte avec sagesse et intelligence et lorsqu'il invitait ses soldats à suivre son panache blanc dans la bataille, il ajoutait qu'on le trouverait toujours "sur le chemin de l'honneur" !




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  • Léonard de Vinci

    Léonard de Vinci

    Léonard de Vinci, homme prodigieux, excella aussi bien dans les arts que dans les sciences. Ce cerveau surhumain était presque parfait. On le définit dans toutes les encyclopédies comme peintre, sculpteur, ingénieur, architecte et savant.

    Philosophiquement, il était proche de Platon et recherchait " l’âme de l’Univers ", c’est-à-dire la forme divine parfaite de la nature. Il s’intéresse à l’anatomie et à la botanique et son art, essentiellement spirituel, est la projection de l'esprit humain qui est est entré en contact avec l’esprit de Dieu. Il travaille à la dynamique, la géologie, l’astronomie et la mécanique, et l’on peut penser que c’est bien lui qui a pressenti le char d’assaut et le sous-marin... et même le tuba de plongée ! Avec Copernic, il expliquera que la terre tourne autour du soleil et cette conception nouvelle de l’univers orientera la physique et les mathématiques modernes.
    Léonard de Vinci fut sans doute le plus complet et le plus extraordinaire génie de notre temps. Son intelligence éclectique, sa maîtrise des sciences, son incroyable curiosité intellectuelle, son esprit inventif assortis de dons artistiques exceptionnels font de lui l'homme le plus brillant de la Renaissance, à l'aube de l'ère moderne, dont il fut le plus remarquable précurseur.

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  • Vercingétorix

    VERCINGETORIX

    Lorsque les Etains du  Prince ont voulu illustrer nos deux mille ans d’Histoire, ils ont établi une liste des personnages les plus marquants de notre ère chrétienne. Pourtant, une entorse à la chronologie était nécessaire : il fallait commencer la légende de ces vingt siècles, par un homme qui naquit 72 ans avant J.C.. En effet, il paraissait  impossible de ne pas réaliser le premier de nos héros nationaux, le premier des rassembleurs du peuple "français", le chef gaulois Vercingétorix. Tans pis s’il ne vécut pas dans le premier millénaire, toujours est-il qu’il en était très proche, et nous avons voulu honorer celui que les historiens du XIXème siècle, considéraient comme le défenseur d’une liberté nationale écrasée par l’envahisseur étranger et les forces de la tyrannie.

    De Vercingétorix lui-même, on ne sait que ce que son principal adversaire Jules César, a bien voulu en dire. Tous nos anciens livres d’histoire commençaient par nos ancêtres les gaulois. Qui étaient donc ces ancêtres gaulois ?. Il faut pour répondre à cette question s’en remettre à nouveau à César et à sa guerre des Gaules, mais on peut également considérer les témoignages des auteurs latins et grecs contemporains et les textes irlandais du Haut Moyen-Age ; les Gaulois sont des Celtes, mais tous les celtes ne sont pas des gaulois. Vercingétorix porte comme terminaison de son nom, une altération du mot latin Rex, qui signifie Roi. Ce qui prouve bien ses nobles origines : la traduction admise est : le grand roi des guerriersou le Roi des grands guerriers. Il est probablement né entre 82 et 74 avant notre ère, et contrairement à la légende il ne serait pas né à Gergovie, capitale du peuple arverne ; en réalité Gergovie n’était pas une ville de résidence mais une place fortifiée. Notre héros a sûrement vu le jour à la campagne, dans un grand domaine terrien, dont Celtill, son père, était le propriétaire.

    On ne sait pas si Vercingétorix était son nom réel ou plutôt son surnom : il est vraisemblable que son patronyme gaulois était Celtillognatos, qui signifie fils de Celtill. L’influence des Arvernes est très grande à l’époque du roi Luern et de son successeur, Bituit, tous deux ancêtres directs de Vercingétorix. Ce peuple contrôle la route du vin et de l’huile jusqu’à la méditerranée, et soumet par la force une certain nombre de tribus qui deviennent des alliés : les Ruthènes, les Carduces et les Allobroges (aujourd’hui régions de Rodez, Cahors et Grenoble). La famille de Celtillos, puissante et riche, s’impose donc comme leader des peuples gaulois, au moment où Rome décida d’envahir notre pays ; Mais Celtillos veut le titre de Roi, et pour cette ambition, est condamné à mort et exécuté : Vercingétorix avait sans doute le désir de venger son père, en prenant la tête des guerriers arvernes et en organisant la résistance contre César, qu’il connaissait bien, et qui lui avait décerné le titre envié d’Ami de César. Le jeune chef s’initie à l’art de la guerre et apprend à lancer le javelot, à manier la grande épée de fer des gaulois, puis à pointer la lance et surtout à se servir de la fronde, une des armes les plus terribles utilisée par les Arvernes. Il muscle son corps, pratique la natation et l’équitation ; il est incontestablement un chef militaire et politique admiré et respecté, non seulement par ses soldats, mais aussi par ses adversaires. En 59, César est nommé proconsul des deux gaules, la Transalpine et la Cisalpine ; il écrase successivement les Helvètes, les Séquanes, les Nerves, les Atrèbates, les Vénètes et toutes les tribus belges, avant de faire face à Vercingétorix en 52, qui, après avoir soulevé toute la gaule Celtique, pratique la politique de la terre brûlée ; César met le siège devant Merdogne (Gergovie) à 12 kms au sud de Clermont-Ferrand, mais aussi devant Montferrand et au Puy de Chanturgue. Vercingétorix est vainqueur, ce qui provoque le ralliement des Eduens ; l’effectif des combattants gaulois mobilisés atteint, selon Diodore de Sicile, trois millions de guerriers, face à la Xème légion romaine, appuyée de deux légions cisalpines, de trois légions Illyriennes et de 4 000 cavaliers auxiliaires gaulois. Fin juin 52, César rejoint son lieutenant Labienus, qui vient de défaire les Parisii, et bloque Vercingétorix avec 80 000 hommes dans Alésia (actuellement Alise Sainte-Reine, en Côte d’Or), dans un oppidum situé au sommet du mont Auxois, complètement isolé entre les vallées de l’Oze et de l’Ozerain. La forteresse est entourée de murailles en pierres sèches, et César fait construire toutes sortes de retranchements, de palissades et de machines de siège. Une sortie de la cavalerie gauloise se solde par un désastre, car les Germains, alliés des Romains, sont aussi d’excellents combattants à cheval. Commios, roi des Atrébates, se porte sur Alésia avec      240 000 hommes, dont 8 000 cavaliers. Cette armée de secours est aux prises en septembre avec les légionnaires de Labienus. Lorsqu'il apprend que l’armée de secours a été battue, avant même de pouvoir intervenir, Vercingétorix, pour sauver ce qui reste de ses troupes, décide de se rendre à César, afin d’obtenir la grâce de la garnison. Il va se sacrifier, sort d’Alésia sur son cheval blanc, portant la torque d’or, insigne de son commandement et ses plus belles armes, qu’il va jeter aux pieds de César, devant lequel il va s’agenouiller. Celui-ci, plus tard, va le faire figurer dans son triomphe, selon la coutume des proconsuls de Rome. Puis il va l’emprisonner, et six ans après, en 46, le faire étrangler dans son cachot. Ainsi finit misérablement le premier de nos héros nationaux. Ce chef prestigieux, beau comme un Dieu, avait réussi l’exploit difficile, quand on connaît le caractère individualiste et indiscipliné des gaulois, de réunir toutes les nations celtes autour des Arvernes, pour réaliser enfin l’unité contre l’Envahisseur Romain.

    Le XIXème siècle a reconnu Vercingétorix comme le plus grand des créateurs de la Nation Française ; en effet, c'est Napoléon III qui organisa les fouilles de Gergovie et fit élever par la suite le fameux monument en pierre de lave, au centre du Plateau, en hommage au héros qui symbolise la première grande tentative d'unification des peuples de notre patrie et qui fut l'artisan de la première véritable résistance à l'oppression étrangère. Vercongétorix, passionné de liberté nationale et d'indépendance politique, fut incontestablement le plus brave de nos chefs de guerre et le plus noble de nos hommes politiques.

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  • Marie Curie

    A ce nom, dans l’encyclopédie, nous trouvons que le Curie, nom masculin, est une ancienne mesure d’activité, symbole CI, équivalent à 3,7 x 1010 becquerels. La masse de radium dont l’activité est 1 CI est très voisine de 1 gramme. Mais le Curie n’est plus utilisé comme mesure de radioactivité.

    Pourtant, Marie Curie, qui a donné son nom à cette unité est une femme. Elle est jeune, elle est belle, elle est opprimée dans sa patrie, la Pologne. Sa vocation puissante la fait venir à Paris, où elle commence une vie d’étude, de solitude, de difficulté. Elle a une curiosité d’explorateur, elle travaille avec fièvre et se complaît à l’Université où, elle, la petite polonaise timide, découvre la solidarité scientifique et l’amitié de ses camarades polonais, qui forment au quartier latin le noyau d’une future Pologne libre. Marie est née à Varsovie en 1867 : son nom de jeune fille est difficile à prononcer, c’est Slodowska.

    Ses parents sont aussi des scientifiques de haut niveau. Son père a suivi des cours à l’Université de Saint Petersbourg, puis il est revenu à Varsovie enseigner la physique et les mathématiques. Sa mère est directrice d’une école pour jeunes filles. Elle-même a cinq enfants, mais il semble qu’elle éprouve une plus grande tendresse pour la blonde petite Marie... En 1870, les Russes d’une part, et les Prussiens de l’autre, tendent à faire disparaître la nation polonaise par l’assimilation de la population, dans leurs sphères d’influence respectives. Toute relation entre l’Eglise de Pologne et le Vatican est interdite, l’école centrale de Varsovie est fermée, et l’on poursuit la russification des écoles secondaires. L’usage de l’allemand est obligatoire dans l’administration, et la commission de colonisation prussienne pousse les allemands à acheter leurs terres aux Polonais afin de les exproprier. Les autrichiens se mêlent aux agresseurs ; les patriotes qui souffrent de cette servitude se révoltent, mais le tsar Nicolas prend des mesures de représailles draconiennes : emprisonnements, déportations et pendaisons se succèdent. Beaucoup d’intellectuels vont émigrer ; Marie vient à Paris en 1892, et trois ans plus tard, elle épouse Pierre Curie, chef de travaux à l’Ecole de Physique et Chimie, qui va l’associer à toutes ses recherches. Elle veut travailler aussi pour la Pologne, prendre sa revanche sur les autorités en place qui maintiennent le peuple dans l’obscurantisme, et tiennent pour suspecte toute velléité d’indépendance de l’esprit. Elle étudie les théories de Pasteur, de Darwin et de Claude Bernard, mais elle traduit aussi Musset et François Coppée en vers polonais ! Elle s’habille strictement et coupe ses longs cheveux blonds. Elle déclame : "cherchez le rayon clair de la vérité, cherchez les routes ignorées et nouvelles".
    Elle se sent bien à Paris, et son mari qui l’adore, pressent chez elle le génie et les qualités d’un grand homme, son courage et sa noblesse. Il n’y eut à son mariage ni robe blanche, ni anneau d’or, ni repas de noces, et point de messe non plus, Pierre est libre penseur et Marie ne pratique plus. Pas besoin de notaire non plus, ils ne possèdent rien ni l’un ni l’autre, à part deux bicyclettes flambant neuves offertes par un cousin. Le jeune couple parcourt les chemins de l’Ile de France, et déjeune sur l’herbe de fromage et de fruits, goûtant le luxe exquis de la solitude à deux ; les coeurs sont à l’unisson, et leurs cerveaux fonctionnent ensemble, se donnant la réplique dans un duo de parfaite lucidité scientifique et d’accord intellectuel. Jamais un homme et une femme ne furent aussi complètement heureux que ce couple de savants amoureux à la fois l’un de l’autre, mais aussi du travail de recherche qu’ils accomplissent ensemble, dans le même laboratoire, avec les mêmes instruments qu’ils perfectionnent sans cesse.

    Le mari " francise" sa femme, et se laisse "poloniser" par elle. Il fait même l’effort d’apprendre le polonais, une des langues les plus difficiles du monde : Marie proteste en souriant : "à quoi bon apprendre le parler d’un pays qui n’existe plus"! Pierre était trop préoccupé par la physique et les principes de symétrie qu’il avait énoncés dès 1894 pour prendre une part active à une quelconque manifestation politique. Pendant l’affaire Dreyfus, il prendra parti, non pas dans un sens politique, mais pour défendre un homme innocent et persécuté. Leur logis de jeunes mariés manque de confort, mais Marie se moque du ménage et des casseroles ! elle a bien autre chose à faire. Chez les Curie, point de réunion, point de visite. Leur existence est bien définie : faire de la recherche scientifique aux côtés de l’être aimé ! les 24 heures d’une journée sont insuffisantes pour la besogne qu’ils se sont imposée. Pourtant elle apprend à faire cuire un poulet et annote dans la marge de son livre de recettes, ses essais, ses échecs et ses réussites, d’une manière tout expérimentale. Elle reçoit le titre de docteur ès science, avec un sujet de thèse sur les rayons uraniques, découverts par Becquerel : il s’agit en fait de la radioactivité, que Pierre étudie avec sa femme jusqu’à réussir en 1898 à isoler le polonium, d’abord, puis le radium. En 1903, sublime consécration, il partage avec sa femme le prix Nobel de physique auquel est associé Henri Becquerel. Mais le jeudi 19 avril 1906, c’est le drame : Pierre Curie, perdu dans ses pensées, heurte, en traversant la rue Dauphine, un des percherons attelé à un camion de six tonnes, dont la roue arrière gauche fait éclater la boîte crânienne du savant. Dans son journal, Marie, douloureuse, écrit : "Pierre, mon Pierre, tu es là, calme comme un pauvre blessé qui se repose en dormant, la tête enveloppée, j’ai mis un dernier baiser sur ta bouche froide"

    On lui donne, à la Sorbonne, la titularité de la chaire créée pour son mari. C’est la première fois qu’une femme occupe un tel poste. Elle poursuit ses recherches, découvre la radioactivité du Thorium et isole le Radium à l’état métallique. Elle organise, pendant la Grande Guerre, le service radiologique aux armées et reçoit en 1911 le prix Nobel de chimie. Elle meurt en 1934, à 67 ans victime de sa trop grande intimité avec le radium et ses dérivés. Einstein dira d’elle : " Madame Curie est de tous les êtres célèbres, le seul que la gloire n’ait pas corrompu, suivant comme une étrangère le cours de sa propre vie, intacte, naturelle, à peu prés insensible à sa destinée surprenante".

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  • Clémenceau

    Clémenceau fut certainement l'homme politique le plus actif de sa génération. Pendant les 88 ans d'une vie exceptionnellement bien remplie, il n'y eut aucune interruption dans son action politique. Il naît à Mouilleron-en-Pareds, petite commune vendéenne de mille habitants, le 28 septembre 1841. Cette petite localité eut l'honneur insigne de voir naître 48 ans plus tard le futur Maréchal de Lattre de Tassigny ; ainsi, dans cette bourgade peu connue du grand public, on peut visiter le musée des deux victoires, associant les héros des deux Guerres Mondiales.
    En 1917, la Grande Guerre s'éternise et les poilus enterrés dans les tranchées n'en finissent pas d'espérer la paix. Il faut agir vite : Poincaré donne les pleins pouvoirs à Clémenceau pour sortir de l'impasse militaire. Il réagit immédiatement contre le défaitisme et base toute sa politique sur la formule : "Je fais la guerre !". Il fait nommer Foch "généralissime" et le soutient dans l'offensive décisive de 1918 qui accule l'Allemagne à l'armistice. Il refuse toute paix de compromis mais pousse Poincaré à un cessez-le-feu immédiat dans le but d'épargner un maximum de vies humaines, avant même que les troupes du Kaiser n'aient été refoulées complètement hors de France. Il va gagner là son dernier surnom, le plus beau sans doute, celui de "Père la Victoire"!

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  • Van Gogh

    Peu de peintres, dont les oeuvres atteignent actuellement des sommets jamais égalés dans les ventes aux enchères, ont eu si peu de succès de leur vivant.
    Vincent, ainsi qu’il signait ses toiles, réglait ses notes d’auberge avec quelques tableaux ; et son frère Théo, qui était marchand, ne vendit en tout et pour tout qu’une seule toile de ce grand artiste.

    Celui-ci est né le 30 mars 1853 à Zundert, dans le plat pays brabançon, d’un père pasteur et d’une mère tourmentée par la perte d’un premier enfant.

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