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  • La vivandière

    Au premier rang des femmes qui partagèrent la vie quotidienne des soldats, ces femmes robustes qui, rarement, inspiraient d'autre tendre sentiment que la reconnaissance: les cantinières et les vivandières.
    Les vivandières (mais il y a aussi des vivandiers) s'occupent de la nourriture, qu’elles ont le droit de vendre, ainsi que des objets de première nécessité (papier lettre, lacets, boutons, eau-de-vie, vinaigre), des prix raisonnables.
    Elles sont sélectionnées par le conseil d'administration du régiment. Elles reçoivent ailleurs alors une "Patente de Vivandière", spécifiant quelles doivent obéir aux règlements militaires, toujours avoir avec elles les objets les plus nécessaires aux soldats, et les vendre un prix raisonnable.

    Un décret de 1810, leur donne droit, en temps de guerre, aux soins gratuits dans les hôpitaux militaires, remboursement des frais étant effectués par leur corps d'origine.

    Leur nombre a été fixé par un arrêté de l'An VIII, qui prescrit par ailleurs que ces femmes doivent être des citoyennes de bonnes manières, mariées à des soldats ou sous-officiers en activité de service, reconnues les plus actives, les plus utiles aux troupes, et "dont la conduite et les mœurs est des plus régulières."

    Elles arborent, en guise de badge, un tonnelet, qui, autant que faire se peut, contient de l'eau-de-vie.
    La cantinière est l'épouse du cantinier, marchand de comestibles. Tous deux suivent l'armée, s'établissant au besoin dans les places principales. Hélas pour elles, on a le plus souvent oublié le nom de ces femmes, au profit de celui des vivandières.

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  • Le Bivouac (complet)

    Le Bivouac (18 personnages et références)

    Bivouac de Napoléon à la veille de la bataille d'Austerlitz, au milieu de la plaine de Moravie

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