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  • Raza Roustam Mamelouk

    Les mamelouks composants la garde rapprochée de Napoléon étaient réputés puissants, mystérieux et fanatiques. Bonaparte n'ignorant pas que la crainte est le commencement de la sagesse, ne faisait rien pour démentir cette réputation.

    De tous les mamelouks, un seul était populaire : Roustam, qui toujours paradait sur un cheval superbe aux côtés du Consul.

    Roustam Raza fut offert en 1799 à Bonaparte par un seigneur ottoman après la défaite d'Abu Qir. Le mamelouk, du nom de ces esclaves de la milice impériale de l'Empire ottoman, rentre alors en France avec Napoléon. Dès lors il va suivre comme son ombre le premier Consul, puis l'Empereur, à travers toute l'Europe durant quinze années.

    Il participe à sa toilette et à son repas, entretient ses armes. Il fait aussi fonction de garde du corps, dormant toujours dans la chambre voisine de son maître voire en travers de sa porte à certaines périodes. Il caracole en tête des cortèges de parade en superbe costume oriental (notamment lors du Sacre en 1804), il rappelle par sa seule présence que Bonaparte fut le conquérant de l'Égypte.


    On le voyait partout où se montrait l'Empereur. Très vite, il deviendra populaire au point que : « tout étranger qui vient à Paris veut le voir ». Toute la famille impériale s'engoue de lui.
    La confiance de Napoléon envers Roustam est sans limite.

    C'est au retour de la bataille d'Austerlitz en 1806 qu’Il épouse Alexandrine Douville, fille du premier valet de chambre de l'impératrice Joséphine. L'Empereur a donné son accord et payé la noce.

    Lorsque Napoléon s'exile sur l'île d'Elbe en 1814, Roustam choisit de ne pas le suivre.

    Ses beaux-parents habitant désormais Dourdan, il obtient un emploi à la poste de la ville. Le couple loue alors, à partir de 1834 un des appartements du premier étage d'une maison bourgeoise qui abrite aujourd'hui l'école Georges-Leplâtre. C'est là qu'il s'éteint le 7 décembre 1845 après avoir écrit ses souvenirs qui seront publiés quelques années après sa mort.

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  • General de la Roncière

    Il s’engage au 13ème régiment de chasseurs comme simple soldat le 1er mars 1793. Sa carrière militaire est fulgurante, nommé maréchal des logis le 15 mai 1793, sous-lieutenant le 10 juin, lieutenant le 1er septembre. En 6 mois, il a passé 7 grades, ce qui est banal dans une époque où l’on recherche tous les génies militaires pour sauver la patrie.
    Il est capitaine le 23 septembre 1795 et passe un bref séjour à l’Etat-Major du général Lefebvre. En 1797, il sert dans l’armée d’Italie et ne tarde pas à y accomplir des exploits, ce qui lui vaut d’être nommé chef d’escadron du 16 ème dragon le 19 février 1797.

    En 1798, il sert à l’armée de Rome, puis en 1799 dans l’armée de Naples et participe au dur combat de Modène. A la Trebbia, il est blessé d’un coup de feu à la jambe gauche mais parvient à battre l’ennemi à Monte-Alto. Cette victoire lui vaut le grade de chef de brigade (colonel) à titre provisoire le 19 juin 1799 du 19 ème chasseurs à cheval, puis le 10 juillet, chef de brigade de dragons.
    De 1800 à 1802, il sert à l’armée gallo-batave à la bataille de Nuremberg, le 18 décembre 1800, il est sous les ordres de Treillard.
    La paix d’Amiens l’envoie au camp de Compiègne puis de Soissons en 1804. Il réintègre la Grande Armée en septembre 1805 et affecté à la 3ème division de dragons sous Beaumont puis à la brigade Van Marizy en octobre 1806. Le 31 décembre 1806, il est promu général de brigade de cavalerie et affecté à la 2ème division de grosse cavalerie de Saint-Sulpice (1er et 5ème cuirassiers).

    Il est fait baron d’Empire en mars 1808.
    Le 15 octobre, il passe à l’armée du Rhin. A Eckmühl, le 22 avril il est blessé de 11 coups de sabre et d’un coup de feu au bras gauche qui nécessite l’amputation. Il montre que les généraux n’ont pas peur d’aller au feu. Le 11 juin 1809, il est nommé général de division et affecté au commandement de l’école de cavalerie de Saumur le 8 août, poste qu’il occupe jusqu’en août 1812.

    Le 8 septembre 1812 il prend le commandement de la 27 ème division militaire, puis le 27 avril 1814 celui du Piémont en remplacement du prince Borghèse.
    Sous la première Restauration, Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis, puis comte en 1815.
    Mis à la retraite d’office le 6 octobre 1815, il est rappelé à l’activité le 7 février 1831 par Louis-Philippe qui le nomme inspecteur général de la cavalerie, puis membre de la commission de la Gendarmerie en 1834. Passé en cadre de réserve en 1835, il est fait Grand officier de La Légion d’Honneur puis mis en retraite.
    Il s’éteint en son château d’Incarville dans l’Eure le 28 juillet 1854 à l’âge de 81 ans.

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  • Général Caffarelli

    Il naît dans une famille d’origine italienne installée en France depuis un siècle. Élève de l’École royale du génie de Mézières, officier du génie, il va de garnisons en garnisons jusqu’à ce qu’il reprenne l’administration du domaine familial en 1786.

    Il est capitaine en avril 1791 et est nommé en 1792 officier d’artillerie à l’armée du Rhin, refuse seul, après la journée du 10 août, de reconnaître la déchéance de Louis XVI, Il est suspendu de ses fonctions et subit une détention de quatorze mois.

    Réintégré sur recommandation de Sieyès dans l’armée en avril 1795 comme chef de bataillon et sous-directeur des fortifications à l’armée de Sambre-et-Meuse sous les ordres de Jean-Baptiste Kléber, puis de François Séverin Marceau, il perd la jambe gauche au passage de la Nahe en recevant un boulet de canon le 17 décembre 1795, qui le laisse unijambiste après une longue période d’alitement.

    Promu général de brigade, il continue à servir avec une jambe de bois, commandant le génie à l’armée d’Angleterre qui devient l’armée d’Orient quand elle part pour la campagne d’Égypte.

    Maximilien Caffarelli qui avait tenu un rôle primordial dans la préparation de l’expédition va donner en Égypte toute la mesure de son talent : Il va améliorer la protection du Caire, faciliter la liaison entre Alexandrie et le Nil et  participer à la création de l’Institut d’Égypte.

    On le voit à l’action à la prise de Malte et d’Alexandrie, il fortifie Le Caire. Le 11 août 1798, près de Salheyeh, il charge sabre au clair combat au corps à corps. Sa témérité lui vaut une sévère semonce du général en chef. Il est encore à la prise de Jaffa, au siège de Saint-Jean-D’acre, où il perd le bras droit et meurt le 27 avril 1799 des suites de ses blessures.

    Ses activités militaires ne l’ont pas empêché de prendre une part active aux travaux scientifiques de l’expédition d’Égypte. Napoléon Bonaparte avait une estime particulière pour lui et disait :

    « Caffarelli, au moins, n’est pas un idéologue » ajoutant que « c’était un homme de bien, brave soldat, fidèle aussi, bon citoyen ».

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  • Général Chamorin

    Engagé volontaire en 1788, caporal en 1792, il combattit aux armées des Alpes, des Pyrénées-Orientales, du Rhin et d’Italie.

    Adjudant en 1793 puis successivement sous-lieutenant et capitaine, il fut blessé à la bataille de Montebello della Battaglia le 9 juin 1800 en Lombardie (Victoire du général Lannes sur les Autrichiens).

    Il se distingua à Marengo, le 14 juin 1800, au Piémont, près d’Alessandria, (Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens).

    Chef d’escadron, il suivit le général Watrin à Saint-Domingue. De retour en France il entra dans les grenadiers à cheval de la Garde impériale et s’illustra particulièrement aux grandes batailles suivantes :

    - Austerlitz : le 2 décembre 1805, en Moravie, près de Brno.

    - Iéna : le 14 octobre 1806, en Thuringe, sur la Saale (Victoire de Napoléon Ier sur les Saxons et les Prussiens).

    - Eylau, les 7 et 8 février 1807, dans l’ancienne Prusse-Orientale, près de Königsberg. (Victoire de Napoléon sur les Russes et sur les Prussiens).

    Il fut nommé colonel de cavalerie en 1807 et se distingua encore à la bataille de Friedland le 14 juin 1807 dans l’ancienne Prusse-Orientale. (Victoire de Napoléon sur les Russes).

    Il fut ensuite envoyé en Espagne et participa notamment aux batailles de :

    - Burgos, le10 novembre 1808, en Castille-Leon. (Victoire du maréchal Soult sur l’armée espagnole d’Estrémadure).

    - Tudela, le 23 novembre 1808, au sud de Pampelune, sur l’Ebre. (Victoire de Lannes sur les Espagnols des armées d’Andalousie et d’Aragon).

    En mars 1809, il se distingua à la bataille de Medellin et fut ordonné baron d’Empire.

    Il est promu Général de brigade et se fait tuer avant même d'avoir reçu sa lettre de nomination à la bataille de Campo Major le 25 mars 1811, en chargeant à la tête du 26e dragons contre le 13e dragons britanniques de Beresford.

    Lord Beresford, qui commande la cavalerie anglo-portugaise à l'affaire de Campo-Mayor, fait enterrer Chamorin avec tous les honneurs militaires dus à son rang. 

    Son nom figure sur les tables de bronze de Versailles et sur le côté Sud de l'arc de triomphe de l'Étoile.

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  • Général Lecourbe

    Il fit ses études aux collèges de Poligny et de Lons-le-Saulnier.

    Il s'engage en 1777 dans le régiment Aquitaine-Infanterie où il reste jusqu'en 1785, cinq ans après  avoir été nommé caporal.

    La Révolution arrivant, Lecourbe est nommé avec le grade de capitaine, commandant de la garde nationale de son canton et, en novembre 1791, est élu chef du 7e bataillon de volontaires du Jura avec lequel il participe aux campagnes de 1792 et 1793, à l'Armée du Rhin et Nord. Il est à Hondschoote (6-8 septembre 1793) et à Wattignies (15-16 octobre 1793), où il remplit les fonctions de chef de brigade.

    En 1794, alors qu'il est envoyé en Vendée il est accusé de « modérantisme ».

    Arrêté le 7 décembre et traduit devant une commission militaire de Nantes qui prononce son acquittement à l’unanimité, le 13 avril. Il est alors affecté, le 20 mai, à l'Armée de la Moselle et le 12 juin 1794, il est promu général de brigade à titre provisoire.

    Nommé général de division le 5 février 1799, il attaque les troupes russes du général  Alexandre Vassilievitch Souvarov dans les gorges du massif du Saint-Gothard, et facilite la victoire d'André Masséna à Zurich les 25 et 26 septembre 1799.

    Lecourbe continua de se signaler éminemment pendant les campagnes suivantes et déploya surtout dans la campagne de Suisse, en 1799, les talents qui le placent au rang des plus habiles généraux de l'époque.

    Il fut nommé chevalier de Saint-Louis le 8 juin 1814 et grand officier de la légion d’honneur le 29 juillet.

     

    Au moment du retour de l'île d'Elbe, Lecourbe refuse d'abord de se rallier, puis offre ses services à Napoléon, pour « défendre la France menacée ». Il reçoit, dès le 27 mars, le commandement de la 18e division militaire et est fait comte de l'Empire le 3 avril 1815. Le 16 avril il est nommé commandant en chef du Corps d'Observation du Jura.

    Peu avant la campagne de Belgique il est fait pair des 100 jours, le 2 juin 1815.

    Il va déployer un grand zèle dans l'accomplissement de sa tâche qui consiste à défendre les issues de la Suisse et de la Franche-Comté. C'est notamment le cas à Foussemagne (30 juin), Bourogne, Chévremont (2 juillet) et Bavilliers (8 juillet), où il signe un armistice avec le général autrichien Colloredo, le 11 juillet 1815.

    Accablé par les fatigues qu'il eut à supporter pendant sa dernière campagne, Lecourbe atteint depuis longtemps d'une maladie douloureuse, mourut le 22 octobre 1815 à Belfort où il avait établi son quartier général pendant les Cent-Jours. Son tombeau se trouve à Ruffey-sur-Seille près de Lons-le-Saunier. Son nom est inscrit sur le côté est de l'arc de triomphe de l'Étoile.

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  • Général Barrois

    Il servit dans l'armée du 12 septembre 1793 au 12 avril 1848. Entré au service dans le bataillon des éclaireurs de la Meuse, lieutenant la même année, commandant le même corps à la bataille de Wattignies.

    Le bataillon de la Meuse amalgamé avec les chasseurs des Cévennes, étant devenu le 9e régiment d'infanterie légère, il combattit dans les armées du Nord et Sambre et Meuse à la 9e demi-brigade sous les ordres de Marceau puis sous les ordres du général Hoche. Barrois se trouva aux batailles de Fleurus et de la Roër. Il avait été nommé capitaine adjudant-major pendant le second blocus de Mayence.

    Son régiment s'étant distingué à la bataille de Marengo, il reçut le nom d'incomparable que le premier consul fit inscrire sur son drapeau, tandis que Barrois recevait la Légion d'Honneur.

    Il fut envoyé en Vendée puis en Italie et ensuite muté au 96e régiment d'infanterie de ligne.

    Le jeune Barrois, nommé colonel du 96e de ligne, se rendit au camp de Montcenis sous les ordres de Ney. Il y fut nommé officier de la Légion d'honneur et eut la croix de commandeur après la bataille d'Austerlitz.

    Il participa au procès du duc d'Enghien et fut le seul à voter pour un sursis à son exécution.

    Le 14 février 1807, le colonel Barrois fut promu au grade de général de brigade. Ses actions d'éclat se succédèrent, et après la bataille de Friedland, l'Empereur nomma les généraux de Barrois et La bruyère grands officiers de la Légion d'honneur. Un an après la paix de Tilsitt sa division se rendit en Espagne. Le général Barrois se couvrit de gloire aux affaires d'Espinosa, du Somo-Sierra, d'Ucler, de Medellin, de Talavera, de Chiclana, et fut nommé général de division le 27 juin 1811.

    Après s'être battu avec courage à Wachau (16 octobre) et à Leipzig, il fut chargé, avec la division Roguet, de faire l'arrière-garde de l'armée jusqu'au Rhin. Lorsque sa division repassa le Rhin, elle était réduite à 2 500 hommes. Il continua la campagne de Belgique avec le comte Maison et eut une part active à la bataille de Courtrai le 31 mars 1814.

    Après l'abdication, le général Barrois se retira à la campagne. En mars 1815 il fut mis à la tête d'une division de six régiments. À Fleurus et à Waterloo il commandait une division de la jeune garde. Il fut blessé à Waterloo à l'épaule gauche.

    Il prit part en 1831 à la campagne de Belgique à la tête de la 1°division de l'armée du Nord. Devint successivement inspecteur Général et président du comité de la guerre.

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  • Général Clauzel

    Bertrand Clauzel s’engage comme volontaire, en 1789, il n’avait alors que 17 ans.
    Nommé sous-lieutenant le 14 Octobre 1791, il partit en 1792 comme capitaine dans la légion des Pyrénées. Il combattit les Espagnols, accompagna Pérignon dans son ambassade à Madrid (1795), fut envoyé, en 1798, auprès de Charles Emmanuel IV pour obtenir la remise des places du Piémont à la République Française. Il remplit cette mission avec toute l’habilité d’un diplomate.
    Général de Brigade en 1799, Général de division en 1802.
    Il est nommé grand officier de la Légion d'honneur le 17 juillet 1809.
    Il  prit une part glorieuse aux deux campagnes du Portugal sous Junot et Masséna, et remplaça le Maréchal Marmont à la désastreuse bataille des Arapiles en 1812.
    Devenu comte de l’Empire depuis 1813 par la volonté de Napoléon, il fut ensuite placé à la tête du corps d’observation des Pyrénées occidentales pendant les Cent-Jours, et, le 2 juin 1815, nommé pair de France .
    Refusant d’arborer le drapeau blanc, après la défaite de Waterloo, il fut, au retour de Louis XVIII poursuivi, condamné à mort le 11 septembre 1816. Il réussit à s’embarquer pour l’Amérique et ne rentra en France qu’en vertu de l’amnistie du 20 juillet 1820.
     Le 26 mars 1829, élu député de l’opposition par le collège des Ardennes. Après la Révolution de juillet 1830, Louis-Philippe le nomma commandant en chef de l’armée d’Afrique. Il devint maréchal de France le 30 juillet 1831.

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  • Général Borghèse

    Le jeune prince est parmi les premiers transalpins à s'enthousiasmer pour les principes de la Révolution française.
    En 1798, lorsque les Français se furent rendus maîtres de Rome, Camille Borghèse se réunit à la population qui brûlait les titres de noblesse sur la place publique. Le Prince prit du service dans les rangs de l'armée révolutionnaire française et contribua vaillamment à la défense de cette ville.
    Après avoir donné différentes preuves de son attachement à cette cause, et notamment à la personne du général en chef Bonaparte, Camille se rendit à Paris, auprès du premier Consul, sur les conseils du Général Joachim Murat.
    En 1803, frappé de l'enthousiasme que lui montrait le jeune prince, Bonaparte l’accueillit avec la plus grande faveur ,et comme il entrait déjà dans ses projets d'allier les membres de sa famille aux premières maisons de l'Europe, il maria le prince avec sa seconde sœur, Pauline, veuve du général Leclerc.
    Camille Borghèse, récemment ordonné prince Français et décoré du grand-cordon de la Légion d'Honneur, accompagne Napoléon Ier en tant qu'officier de la Garde Impériale pour les campagnes d'Autriche en 1805, de Prusse en 1806 et de Pologne en 1807.
    Après la paix de Tilsit, il est nommé Gouverneur du Piémont, et s'installe à Turin pour ces nouvelles fonctions.
    Le dévouement du prince Borghèse aux intérêts du pays lui concilie la confiance des habitants, cependant, la princesse Pauline n'essaya jamais de partager cette popularité en rejoignant son époux en Italie.
    C'est à cette époque que Napoléon a acquis du prince Borghèse une grande partie de ses monuments de sculpture.

    Le 19 avril 1814, le prince Camille doit reconnaître la chute du 1er Empire et le retour de la monarchie des Bourbons en France. Peu de temps après, il capitule devant le général commandant les forces autrichiennes, le comte de Bubna. Il doit lui remettre toutes les places du Piémont.
    Après l'abdication de Napoléon, il cesse toute relation avec la famille Bonaparte, et se sépare de sa femme.
    Il se retire d'abord à Rome, puis à Florence, dans un immense palais qu'il tenait de ses aïeux, où il fixe sa résidence. Il y mènera dans le luxe une vie douce et paisible.

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  • Général D'Autancourt

    Le général Pierre d’Autancourt fut appelé sous les drapeaux au 2e bataillon de Vervins (Aisne) dès sa formation en septembre 1792.
    Il grimpe rapidement les échelons. En 1800, il est capitaine de cavalerie dans la gendarmerie d’élite, en 1804, chef d’escadron. Le 6 avril 1807, il est fait major en 2e du 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais de la garde impériale avec lequel il participera à la campagne d'Espagne dès 1808.
    Il chargera avec ses lanciers à la célèbre bataille de Somosierra.
    En Autriche l’année suivante, il sera à Wagram et à Essling. Baron de l'Empire en 1810, il suivra la Grande Armée en Russie et en Saxe.
    Le Général d’Autancourt est décoré de l’Ordre militaire Virtuti Militari de Pologne (ou du Grand Duché de Varsovie) par décret du 26 novembre 1810.
    Nommé Général de Brigade en 1813, Il passa la campagne de France à la tête de différentes brigades de la garde, participant aux batailles de Brienne, La Rothière, Montmirail et Vauchamps.
    Le 27 février1814, il est fait commandant de la Légion d’honneur.
    De la campagne de Prusse à celle de France, en passant par la campagne d’Autriche, Dautancourt  se bat courageusement.
    Il est mis en non-activité en Septembre 1814, puis reprend du service durant les Cent-jours en tant que commandant de la gendarmerie de la Garde Impériale.
    De nouveau licencié au retour du roi, en 1815, Il est admis à la retraite comme Maréchal de Camp en 1825 et ne reprendra qu’une brève activité dans les années 1830-1832, occupant les fonctions de commandant de la première subdivision et de la 15ème division militaire.
    Pierre Dautancourt meurt à Nevers (Nièvre), le 2 janvier 1832, et est inhumé dans le cimetière Jean Gautherin , où sa sépulture est encore visible de nos jours.

    Une rue porte son nom dans le 17e arrondissement de Paris.

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  • Général Defrance

    Général comte de l’Empire
    Jean-Marie Antoine DeFrance est un général de division français né le 21 septembre 1771 à Vassy en Champagne et mort le 6 juillet 1855.
    Il fut élevé à l’École militaire de Rebais.
    Il se trouvait à Saint-Domingue lors de la première révolte des noirs, et servit dans les volontaires dits dragons du cap, et fut à son retour (1792) nommé sous-lieutenant au régiment de cavalerie royal-étranger.
    Il servit à l’armée du Nord, fut nommé adjudant-général chef de brigade à l’armée des Ardennes et de Sambre-et-Meuse et chargé de missions importantes.
    Il passa ensuite en Italie sous les ordres de Moncey, et assista à toutes les affaires qui précédèrent la bataille de Marengo.
    Pendant l’hiver de 1800 à 1801, il fit la campagne de l’armée des Grisons, sous Macdonald, et rentra en France après la paix de Lunéville.
    En 1802, il fît partie du camp de Saint-Omer, et devint écuyer cavalcadour du premier Consul.
    Nommé de nouveau général de brigade en 1803, il fit les campagnes de 1805 contre l’Autriche, et celles de 1806 et 1807 contre la Prusse et la Russie.
    Il se signala à Wagram (1809), où il commandait la brigade de carabiniers. Après avoir rempli à plusieurs reprises les fonctions d’inspecteur général de cavalerie, il fut nommé général de division en août 1811, et commanda en février 1812, dans le corps d’armée de Murat, la division de cavalerie dont les carabiniers faisaient partie.
    Il rendit d’importants services pendant la retraite de Russie, fit la campagne de Saxe en 1813, à la tête d’une division de dragons et fut ensuite nommé inspecteur général des remontes pour toute l’armée.
    En janvier 1814, il fut chargé du commandement en chef des quatre régiments des gardes d’honneur et se couvrit de gloire, le 11 février, à Montmirail.
    Nommé inspecteur général de cavalerie à la première Restauration, il présida, pendant les Cent-Jours, dans la 18e division militaire, aux remontes, et inspecta les dépôts de cavalerie, et fit partie de l’armée de la Loire. II fut maintenu dans son grade en 1816, et commanda, de 1819 à 1822, la 1e division militaire, à Paris.
    Le général Defrance est mort à Épinay le 6 juillet 1855. Il repose dans la 21e division.
    Son nom est gravé sur le côté Est de l’arc de l’Étoile.

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  • Général Ambert

    Jean-Jacques Ambert, né le 30 septembre 1765 à Saint-Céré dans le Lot, mort le 20 novembre 1851 à Saint-Claude en Guadeloupe, est un général d'Empire élevé au rang de baron.
    A peine âgé de 14 ans, il entra dans la marine comme volontaire et fut embarqué à CADIX à bord du vaisseau « Le Marseillais » commandé par le Comte d’Albert de RIOMS. L’année suivante, Jean-Jacques Ambert s'embarque comme volontaire sur le Pluton, et assiste à la prise des îles de Tobago et de Sainte-Lucie. Le Général Ambert fera avec ce vaisseau les campagnes d’Amérique.
    De retour en France, en 1783, il combat les Prussiens comme chef du 2e bataillon de volontaires du Lot, repousse des attaques qui furent pour le jeune marin des occasions de montrer sa rare intrépidité, son calme et intelligence.
    Elevé au grade de général de division à l’âge de vingt-sept ans, le 18 novembre 1793, AMBERT fut placé sous les ordres du général HOCHE.
    Début 1800, il est envoyé en Corse, devenue depuis 30 ans une possession française, afin de réprimer les dernières insurrections.
    Il est ensuite envoyé à la Guadeloupe en qualité de gouverneur. Il trouve sous le tropique tous les feux du climat et de la guerre civile. Destitué en 1808, parce qu'on le croit coupable d'être resté spectateur volontaire du désordre, il s'échappe de la colonie et revient en France où il demande à être jugé. La commission militaire, l'acquitte à l'unanimité, en 1812.
    E n 1813 il réclama si hautement l’honneur de marcher à l’ennemi, que l’Empereur lui confia le commandement de la 31ème division, formée des départements de l’ancienne HOLLANDE.
    Presque tous les maréchaux de FRANCE avaient été ses camarades, ses lieutenants, ses disciples. Une bonne et franche amitié ne cessa jamais d’exister entre eux et le général AMBERT.
    Admis définitivement à la retraite le 11 juin 1832, il est élu en 1835 Président du Conseil Colonial de la Guadeloupe qui était devenue sa patrie adoptive. Il fut président du conseil colonial de 1833 à 1848. Il sut rétablir les finances de la colonie. Il fut un partisan résolu de l’abolition de l’esclavage.
    Il fut nommé Grand Officier de la légion d’honneur quelques mois avant sa mort.
    Il est enterré au cimetière du fort Louis Delgrès à BasseTerre

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  • Général Ruffin

      Entré en service le 18 septembre 1792, en tant que capitaine de la compagnie des volontaires de Bolbec, au 7e bataillon de la Seine-Inférieure, il en devient lieutenant-colonel en octobre de la même année.
    Il fut l’aide de camp du Général Jourdan, en octobre 1798, puis du Général Ney, en juin 1799.
    En 1801, Il commande la 3ème brigade de la division Oudinot.

     Promu général de brigade le 1er février 1805, il s'illustre dans les batailles de la Révolution puis de l’Empire, notamment à Austerlitz  puis à Heilsberg et Friedland en 1807, ce qui lui vaut le grade de général de division.

    Le Duc de Montebello, présenta Ruffin à l'Empereur, en lui disant :

    "Sire, je vous présente le général Ruffin, comme un de vos plus vaillants généraux. A Friedland, il s'est battu comme un lion, et s'est couvert de gloire" .

    Il devient  le 25 Décembre 1805, commandant de la légion d’honneur.

    Le 26 octobre 1808, Ruffin reçoit le titre de comte de l'Empire.    


    Il s'illustre pendant la guerre d'Espagne. Ruffin prend le commandement d'une division du 1er corps du maréchal Victor et attaque les positions Espagnoles à Somosierra , le 30 novembre 1808.
    Les troupes françaises s'emparent de Madrid le 2 décembre, et la division Ruffin y tient garnison jusqu'en janvier 1809.

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  • Général Boyeldieu


    Né le 13 août 1774 à Monsures (Somme) – mort le  17 août 1815 à Monsures, est un militaire français actif pendant les guerres de la Révolution et du premier Empire.
    Il s’engagea comme sous-lieutenant dans un bataillon de volontaires en 1791.
    Lieutenant en 1792, capitaine en 1794, il fit la campagne d’Égypte et participa notamment à la bataille des Pyramides (23 juillet 1798, à Embabeh, faubourg du Caire) .
    Boyeldieu combat dans l'armée du Nord puis sur le Rhin jusqu'en 1796. Passé dans l'armée d'Italie, il suit Napoléon Bonaparte avec sa demi-brigade en Égypte.
    Il combat aux batailles de Chebreiss et des Pyramides, suit  l'armée dans le Seïde, et prend part à tous les combats que sa demi-brigade livre à Mourad Bey.
    Rappelé dans le Delta, il y combattit les Turcs et fut blessé à la prise du fort d'Aboukir et au combat de la Madieh.
    Le 11 juillet 1807 L'Empereur le nomme commandant de la Légion d'honneur, et, en 1808, baron de l'Empire.
    Pendant la campagne de Russie, Louis Léger Boyeldieu, est  gravement blessé  à l'épaule gauche. Napoléon 1er l’élève le 7 septembre 1813, au grade de général de division.
    Après l’abdication, il devient chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis le 29 juillet 1814. Pendant les Cent-Jours, il est nommé commandant de la place de Toulon mais, très affaibli par les suites de ses blessures, ne peut prendre son poste et meurt quelques semaines plus tard.
    Son nom est inscrit sur le pilier Est, colonne 12, de l'arc de Triomphe à Paris.

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  • Général De Préval

    Claude de Préval fut reçu sous-lieutenant en 1789, et en 1794 il était capitaine commandant de la compagnie d'artillerie de la 42e demi-brigade.
     Le général Gouvion-Saint-Cyr lui donna de nombreuses missions de confiance.
    Chef de bataillon à l'armée d'Italie en 1799, il rendit, au combat du 6 germinal, de si éminents services que le Directoire lui conféra le grade d'adjudant-général.
    Chef d'état-major du général Suchet, il fut du plus utile secours à cet illustre chef dans sa retraite sur Nice et dans sa campagne du Var. Suchet demanda pour lui le grade de général de brigade que Masséna s'empressa d'accorder. C'est à cette époque qu'il jeta les premiers fondements de sa réputation comme écrivain militaire, en adressant au premier Consul divers mémoires sur la guerre.
    À la bataille d'Austerlitz, son régiment se conduisit avec une intrépidité qui mérita les éloges des généraux Murat et Nansouty ; l'Empereur récompensa sa brillante conduite en le nommant commandant de la Légion d'honneur.
    Pendant les Cent-Jours, il fut d'abord porté sur une liste d'exil, puis l'Empereur, qui connaissait son étonnante activité, lui confia la haute direction de la réorganisation de la cavalerie, fonctions qu'il conserva jusqu'en septembre..
    En 1830, le maréchal Soult s'associa le général de Préval et lui confia en décembre la direction de la cavalerie, et en 1831 la direction de l'infanterie.
    Les ouvrages spéciaux du général Préval lui ont acquis une réputation européenne. Il est grand-croix de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis et de l'ordre de la Couronne de fer, grand-croix de l'ordre de Saint-Joseph de Wurtzbourg.

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  • Général Latouche Tréville

    Issu d'une famille de marins – son père est lieutenant-général des armées navales – Louis-René-Madeleine Le Vassor de La Touche, comte de Tréville, voit le jour le 3 juin 1745 à Rochefort, sur la côte charentaise. Engagé très jeune, il connaît son baptême du feu dès ses quinze ans lors de la bataille des Cardinaux, le 20 novembre 1759 en baie de Quiberon.
    Après un intermède dans la cavalerie de 1768 à 1776, il réintègre la marine. Il se signale par une brillante campagne en 1780-1781 lors de la guerre d'Amérique où il se voit confier le transport des fonds destinés aux insurgés américains.
    A son retour, il est promu directeur du port de Rochefort, directeur adjoint des ports et arsenaux puis inspecteur général des canonniers en 1786 ainsi que chancelier du duc d'Orléans.
    En juillet 1801, le Premier consul Napoléon Bonaparte lui confie la flottille de Boulogne et il réussit à empêcher Horatio Nelson de briser ses lignes d'embossage (amarrage d'un navire de l'avant et de l'arrière de manière à le rendre fixe).
    On lui confie ensuite une des escadres de l'expédition de Saint-Domingue. Il y appuie les opérations du général Charles Victor Emmanuel Leclerc et s'empare de Port-au-Prince.
    En 1803, de retour en France, il est promu vice-amiral et reçoit le commandement de l'escadre de Méditerranée. Napoléon sait ce qu'il fait en chargeant ce marin d'exception d'organiser la manoeuvre navale en vue d'un débarquement en Angleterre.
    Il s'active à la réalisation de ce plan quand, déjà bien éprouvé, il meurt d'épuisement le 19 août 1804 à bord du Bucentaure, son navire amiral, en rade de Toulon.
    Inhumé avec tous les honneurs, Latouche-Tréville repose dans le cimetière militaire sur les hauteurs de Saint-Mandrier. Sa sépulture, en forme de pyramide , domine le cimetière et garde un oeil sur la mer.

    « Un amiral est trop heureux lorsqu'il peut mourir sous le pavillon de son vaisseau » avait coutume de dire Latouche-Tréville.
    Grand officier de l'Empire, son nom – simplifié en "Latouche" – est inscrit sur la troisième colonne (pilier Nord) de l'arc de triomphe de l'Étoile .
    Pour rendre hommage à cet homme hélas oublié du grand public, la marine française baptisa de son nom un aviso, un croiseur et une frégate.

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  • Général Flahaut de la Billarderie

    Charles, comte de Flahaut, naquit en 1785. Il passe pour le plus fameux des enfants naturels de Talleyrand (d'autres tentant de lui donner pour père l'anglais Sir William). Sa mère fut assez connue comme écrivain et continua de l'être sous le nom de Mme de Souza.
    Flahaut embrassa la carrière des armes et devint aide-de-camp du maréchal Murat qui le fit nommer capitaine en 1806.
    Brouillé avec son chef, il passa chef d'escadron au 13ème Chasseurs à cheval puis remplaça le comte Louis de Périgord, décédé, comme aide-de-camp de Berthier (1808). C'est alors qu'il nourrit une passion très vive pour la reine Hortense, au point de lui donner un fils, en 1811, le futur duc de Morny, demi-frère de Napoléon III.
    Totalement dévoué à l'empereur, il négociera en vain une reddition honorable de Napoléon (1814) puis se résignera très vite à changer de cap, après Fontainebleau, sans pour autant se sentir très à l'aise avec les Bourbons.
    Il partit pour l'Angleterre, s'y maria en 1817 et réapparut en France en 1819. Cinq ans plus tard, il regagna l'Angleterre pour en revenir définitivement en 1827.
    Ayant recouvré ses épaulettes de général en 1830, il sera nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de France à Berlin, en mai 1831, pour rentrer à Paris deux mois plus tard, assez peu satisfait.
    Cependant, il sera ambassadeur de France en Angleterre, de 1842 à 1848, sénateur en 1853, pour devenir enfin grand-chancelier de la Légion d'Honneur en 1855.
    Il mourra en 1870, laissant cinq filles de son épouse légitime, Margaret Mercer-Elphinstone.

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