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  • Napoleon sur l'Intendant

    Depuis l'Antiquité, les chevaux ont été les instruments des conquêtes de l'homme. Tous les grands hommes de guerre ont possédé de nombreux équidés. Napoléon Bonaparte n'échappe pas à la règle.
    Durant sa jeunesse, en Corse, le futur Empereur monte à cheval le plus souvent à cru. Plus tard, il n'a pas le temps d'apprendre à monter correctement et il pratique l'équitation d'instinct.
    Il ne connait que le galop, souvent à vive allure, à tel point qu'il laissait en arrière les officiers de son état-major épuisés.
    Cela lui vaut également quelques bonnes chutes au cours de sa carrière militaire. Néanmoins, Napoléon est très endurant et il lui arrive souvent de fatiguer plusieurs chevaux dans la même journée parcourant entre quatre-vingt et cent kilomètres.
    Les historiens estiment qu'il a monté plus de 150 chevaux durant sa carrière.

    Quelques uns sont connus par leur nom et leur présence lors d'un évènement célèbre. Styrie au Grand St Bernard et à Marengo, Cyrus à la bataille d'Austerlitz, Tauris lors du "Vol de l'Aigle".
    Les Etains du Prince ont choisi de représenter l'Empereur sur l'Intendant surnommé Coco par les Grenadiers qui l'affectionnaient.
    Ce cheval très calme était réservé pour les parades.
    Napoléon l'emmenera à l'île d'Elbe.

     

     

    270,00 €
  • Empereur à cheval

    L'Empereur à cheval.

    L'illustre personnage ne monte pas à cheval de façon académique.
    En Corse, dans sa jeunesse, il monte le plus souvent à cru et plus tard en France, il n'a pas le temps d'apprendre à monter convenablement.
    Les quelques leçons dispensées par Monsieur d'Auvergne à l'École Militaire de Paris de 1784 à 1785 ne suffisent pas à faire de lui un cavalier émérite. L'art de l'équitation est long et le temps lui manque pour devenir un bon cavalier, un cavalier ayant du style.
    Il monte à cheval avec instinct, très à fond dans sa selle, les jambes ballantes. Il ne connaît que le galop, souvent à vive allure, avec les rênes posées sur l'encolure de sa monture. Cela lui vaut quelques bonnes chutes au cours de sa carrière militaire.
    Néanmoins, Napoléon est très endurant et il lui arrive souvent de fatiguer plusieurs chevaux dans la même journée parcourant entre vingt et vingt-cinq lieues, soit entre quatre-vingt et cent kilomètres, "à cheval, en voiture, de toutes les manières" comme il le dit lui-même.

    220,00 €
  • Cavalier N°8

    Il s'emparera de l'Egypte ; chassera les Anglais de toutes les possessions de l'Orient où il pourra arriver ; et notamment détruira tous leurs comptoirs sur la Mer Rouge ; fera couper l'isthme de Suez, et prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la libre et exclusive possession de la mer Rouge à la République Française. "

    Tel fut l'ordre de mission envoyé par le Directoire en 1798 au général Bonaparte. En coupant la route des Indes aux anglais, la France s'assurerait la maîtrise des mers, du commerce et de l'industrie.
    Au projet militaire vient s'ajouter l'expédition scientifique.

    L'Egypte, considérée comme le berceau de la civilisation, était à la " mode ".
    Bonaparte s'embarqua donc pour l'Egypte avec 300 navires et 40 000 hommes, entraînant avec lui soixante huit savants réunis par Monge, Bertholet et Denon. Mathématiciens, ingénieurs, astronomes, naturalistes, botanistes, dessinateurs, architectes, hommes de lettres, tous sont du voyage…
    Le 21 juillet, Bonaparte sort vainqueur de la bataille des Pyramides qui lui ouvre la route du Caire. C'est là, où il aurait galvanisé ses troupes en prononçant la célèbre phrase : " Soldats ! Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent ! ".
    Deux jours plus tard, il entre au Caire mais ne put empêcher les Anglais, commandés par l'amiral Nelson, de détruire sa flotte à Aboukir. En plus des pertes humaines liées aux batailles, l'armée française subit de plein fouet le rude climat de l'Egypte. Les hommes sont en proie à la typhoïde, la dysenterie et bien d'autres maux . Un tiers des troupes sera anéantie par les maladies.

    Un an plus tard, Alexandrie capitule et les anglais s'emparent d'une partie des découvertes antiques mis à jour par les savants français, dont la fameuse pierre de Rosette (conservée par le British Museum). En 1822, le talentueux Champollion réussit à déchiffrer les inscriptions en montrant qu'il s'agissait d'un alphabet.
    Si la campagne d'Egypte s'est finalement avérée être un échec sur le plan militaire, elle reste une formidable réussite pour le rayonnement culturel de la France et l'aura de Bonaparte.


    En 1803, Napoléon dira : " ces temps que j'ai passé en Egypte a été le plus beau de ma vie, car il a été le plus idéal. ".

    324,00 €
  • Cavalier N°1

    Officier de Chasseur à cheval

    Sous le 1er Empire, le gros de la cavalerie légère est constitué par les chasseurs à cheval qui jouent un rôle d'importance comme éclaireurs de l'ar­mée. L'armée de l'Empire naissant compte 25 régiments de chasseurs à cheval en 1804, dont un rattaché à la garde.

    219,40 €
  • Cavalier N°4

    L’escadron est créé en juin 1792 par l'Assemblée nationale et est constitué de près de 200 volontaires parisiens. En juillet de la même année, Kellermann organise sous le nom de Hussards de la Mort, une compagnie franche composée de volontaires du département du Nord. Ces derniers, appartenant à des familles aisées, furent montés avec des chevaux provenant en grande partie des Écuries du Roi.

    236,90 €
  • Cavalier N°2

    Officier Mamelucks à cheval

    Au cours de la campagne d’Égypte, des cavaliers turcs syriens ou arabes furent incorporés dans l’armée française.
    Ces cavaliers, dont le général Bonaparte avait apprécié la valeur, suivirent en France le futur empereur et formèrent sous le nom de Mamelucks, un escadron qui prit rang dans la Garde consulaire.

    Cet escadron fit ensuite partie de la Garde impériale et la suivit sur tous les champs de bataille. Les Mamelucks avaient conservé leur pittoresque costume oriental et montaient des chevaux arabes

    219,40 €
  • Cavalier N°3

    Officier Porte-étendard à cheval

    Le 2e régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale, plus souvent appelé les lanciers rouges en raison de leur uniforme à dominante rouge vermillon (ou encore les écrevisses) est un régiment de cavalerie de la Garde impériale, créé en 1810 à partir des hussards de la Garde hollandaise.
    Il est dissous en 1815.

    236,90 €
  • Cavalier N°6

    Cavalier Officier de hussards - Peau de panthère

    L'uniforme des Chasseurs à cheval de la Garde est l'un des plus fameux de la Grande Armée, avec celui des Grenadiers à pieds de la Garde, des Hussards, des Lanciers rouges...
    Il s'agissait donc d'un uniforme "à la hongroise":
    Colback noir en peau d'ours, avec un plumet vert au sommet rouge et une flamme écarlate.
    Dolman vert. Bleu pour les trompettes.
    Pelisse écarlate bordée de mouton noir (doublure rousse pour les sous-officiers et blanche pour les officiers)
    Ceinture écharpe en laine
    Culotte de daim
    Bottes « à la Souvarov »
    L'armement est constitué d'un sabre de cavalerie légère, d'un mousqueton de cavalerie, d'une baïonnette, d'un pistolet
    Comme les Hussards, ils portent une sabretache, verte bordée d'or et ornée des armes impériales. Pour l'équipement du cheval, la schabraque est verte pour les soldats et sous-officiers, et en peau de panthère pour les officiers.
    Emblématique de l'iconographie du régiment et parfois portée au combat, la grande tenue laissait la place en campagne à la tenue de campagne, assez variable selon l'époque et la saison : pelisse otée ou non, dolman pouvant être remplacé par un habit "à la chasseur", colback sans plumet ni flamme, pantalon de cheval vert à la place de la culotte de daim, housse de sabretache...

    274,60 €
  • Napoléon sur cheval résine

    L'Empereur à cheval.

    L'illustre personnage ne monte pas à cheval de façon académique.
    En Corse, dans sa jeunesse, il monte le plus souvent à cru et plus tard en France, il n'a pas le temps d'apprendre à monter convenablement.
    Les quelques leçons dispensées par Monsieur d'Auvergne à l'École Militaire de Paris de 1784 à 1785 ne suffisent pas à faire de lui un cavalier émérite. L'art de l'équitation est long et le temps lui manque pour devenir un bon cavalier, un cavalier ayant du style.
    Il monte à cheval avec instinct, très à fond dans sa selle, les jambes ballantes. Il ne connaît que le galop, souvent à vive allure, avec les rênes posées sur l'encolure de sa monture. Cela lui vaut quelques bonnes chutes au cours de sa carrière militaire.
    Néanmoins, Napoléon est très endurant et il lui arrive souvent de fatiguer plusieurs chevaux dans la même journée parcourant entre vingt et vingt-cinq lieues, soit entre quatre-vingt et cent kilomètres, "à cheval, en voiture, de toutes les manières" comme il le dit lui-même.

    37,00 €
  • Cavalier N°9

    Officier Mameluck à cheval

    Ils étaient issus des corps d’irréguliers organisés par Bonaparte en Egypte. Un certain nombre d’entre eux se joignirent à l’armée d’Orient rapatriée après la paix d'Amiens. Le chef de brigade Rapp fut chargé de constituer un escadron à deux compagnies qui sera rattaché aux chasseurs à cheval de la Garde.
    L’escadron des mamelucks fut créé par arrêté de vendémiaire an X. L’effectif prévu était de 250 hommes. Pour les cavaliers, l’armement ou pourrait-on dire l’arsenal, était constitué par : un tromblon ou une carabine, deux paires de pistolets dont une de ceinture, un sabre à l’orientale, un poignard, une masse d’arme et une hache. Si ce n’est pour parader au cours de revues, le mameluck n’emportait jamais la totalité de ses armes au combat.

    324,00 €
  • Cavalier N°7

    Horloge - Officier Mamelouck à cheval

    Ils étaient issus des corps d’irréguliers organisés par Bonaparte en Egypte. Un certain nombre d’entre eux se joignirent à l’armée d’Orient rapatriée après la paix d'Amiens. Le chef de brigade Rapp fut chargé de constituer un escadron à deux compagnies qui sera rattaché aux chasseurs à cheval de la Garde.
    L’escadron des mamelucks fut créé par arrêté de vendémiaire an X. L’effectif prévu était de 250 hommes. Pour les cavaliers, l’armement ou pourrait-on dire l’arsenal, était constitué par : un tromblon ou une carabine, deux paires de pistolets dont une de ceinture, un sabre à l’orientale, un poignard, une masse d’arme et une hache. Si ce n’est pour parader au cours de revues, le mameluck n’emportait jamais la totalité de ses armes au combat.

    368,90 €
  • Canon Gribeauval

    Canon Gribeauval

    Ancien sous-lieutenant artilleur, Napoléon a donné un rôle prépondérant à l'Artillerie. Regroupés massivement en un point stratégique, les canons brisaient les défenses ennemies sous un déluge de projectiles avant de faire avancer l'infanterie.
    Les Etains du Prince ont choisi de vous présenter le fameux canon de 8 Gribeauval.
    Le 8 indique le poids (8 livres) du boulet. Sa portée variait selon l'angle de tir de 250 à 2000 mètres. Ils pouvaient être pleins (en fonte), mais on tirait aussi des boîtes à mitrailles ou "biscaïens", sorte de cylindres métalliques remplis de balles de plomb. Le rythme de tir était de 1 à 2 coups par minute. Le boulet était introduit par la gueule du canon, préalablement nettoyé au moyen d'un écouvillon. Un servant enfonçait alors un dégorgeoir en fer dans la lumière de la culasse. On introduisait une étoupille inflammable dans la charge. Il suffisait d'y mettre le feu au moyen d'une lance à feu, allumée à une mêche d'amadou.
    Sur la scènette, vous pouvez voir deux servants maniant le refouloir à l'avant du canon, pendant que le chef pointeur assure la visée. Deux autres servants manoeuvrent l'affût avec leurs leviers de pointage. Un autre artilleur approche le boutefeu, tandis qu'un septième homme se charge du seau destiné au nettoyage du tube. Le huitième soldat porte un boulet pour la prochaine charge.

    159,50 €
  • Obusier de 24

    Obusier de 24

    Les Etains du Prince ont réalisé l'obusier de 24 avec le plus grand souci d'authenticité.

    Caractéristiques de l'obusier de 24
    Calibre: 151.5 mm
    Longueur: 1.02 m
    Masse: 300 Kg
    Masse de l'obus: 7 Kg
    Masse de la boîte à mitraille: 12 Kg
    Portée pratique de l'obus: 900 m
    Attelage de 4 chevaux

    159,50 €
  • Cavalier N°5

    Timbalier des régiments de  cavalerie de l'Empire

    Un timbale est un instrument de percussion composé d’une demi-sphère de bois ou de métal (parfois même de poterie) sur laquelle est fixée une peau dont la tension est réglable par un système de clés, afin d’obtenir des variations du son ; le volume de celui-ci est proportionnel à la force avec laquelle les maillets percutent la peau. En principe cet instrument est utilisé par paire, et chacune des timbales, accordée en deux tonalités différentes, est placée de chaque côté de l’encolure du cheval.
    Elles étaient généralement habillées de splendides tabliers richement brodés, chargés des armoiries du colonel ou du régiment lui-même.

    249,00 €
  • Murat à cheval

    Joachim, le cadet de douze enfants, de parents aubergistes, entreprend des études au séminaire des Lazaristes de Toulouse. 
    En février 1787, à la suite d’une querelle avec un camarade, il abandonne la voie ecclésiastique pour s’engager dans un régiment de chasseurs à cheval. En deux ans, il devient maréchal des logis. Mêlé à une mutinerie, il est renvoyé de l’armée. Quand son père le voit revenir, il lui ferme sa bourse. Murat se fait épicier. 
    Déjà, son panache impressionne et il est désigné par son canton pour participer à la fête de la Fédération du 14 juillet 1790. L’année suivante, il obtient d’être réintégré dans les rangs de l’armée comme simple soldat. Il est nommé sous-lieutenant le 30 mai 1791. Un moment inquiété par la chute de Robespierre, ce républicain fervent allé jusqu’à adopter le nom de Marat se retrouve finalement sans affectation en cette fin d’année 1794, à Paris. A l’aube du 13-Vendémiaire, Barras et un jeune général corse, Bonaparte, demandent un volontaire pour récupérer les canons parqués aux Sablons. Murat se propose.

    Il revient avec 40 pièces, qui permettront d’étouffer l’insurrection royaliste.Par ce geste, Murat lie son destin à celui de Bonaparte. Ce dernier le nomme chef de brigade le 2 février 1796 et en fait un de ses aides de camp. A ce titre, Murat l’accompagne en Italie en 1796 où il se signale par sa bravoure. Chargé de porter les drapeaux ennemis au Directoire, à Paris, il est également prié d’intercéder auprès de Joséphine pour qu’elle rejoigne son époux. Il revient de Paris avec le grade de général de brigade. Il participe au siège de Mantoue. Après Campoformio, Bonaparte l’envoie au congrès de Rastatt.

    En Egypte, Murat s’illustre à la tête d’une brigade de cavalerie. Après la prise d’Alexandrie (2 juillet 1798) et la bataille des Pyramides (21 juillet 1798), il est le premier à monter à l’assaut de Saint-Jean-d’Acre (28 mars 1799), lors de l’expédition de Syrie. A la bataille d’Aboukir, le 25 juillet 1799, il s’empare personnellement du pacha Mustapha, à qui il tranche deux doigts dans le feu de l’action. Cela lui vaut une blessure peu ordinaire une balle lui traverse la mâchoire de part en part et le grade de général de division. Murat est devenu une figure populaire.

    Pourtant, tout au long des années passées ensemble, Bonaparte se montrera abrupt avec celui qui lui a donné des gages de sa loyauté le 18-Brumaire en lançant à ses grenadiers devant les parlementaires éberlués : «Foutez-moi tout ce monde-là dehors !». Bonaparte lui accorde la main de sa sœur Caroline, en février 1800, mais après l’intervention de Joséphine. Il le fait maréchal en 1804, grand amiral et prince l’année suivante, mais semble répugner à lui confier des commandements importants.

    Gouverneur de Paris en 1804, Murat signe avec réticence la constitution de la commission qui préside à l’exécution du duc d’Enghien. Il part l’année suivante pour la campagne d’Autriche, à la tête de toute la cavalerie. Après la prise d’Ulm (15-20 octobre 1805), il poursuit les armées russes et autrichiennes le long du Danube. Alors que Napoléon lui ordonne de couvrir les flancs de la Grande Armée, il entre dans Vienne à la tête de ses hommes, le 11 novembre 1805. Napoléon lui fait de sévères remontrances pour cet acte d’insubordination. Murat se rattrape par sa conduite lors de la bataille d’Austerlitz, le 2 décembre.

    Napoléon lui accorde le grand-duché de Berg et de Clèves en 1806 ; il lui faut un homme de confiance pour assurer le blocus continental. Murat goûte au pouvoir, s’avère soucieux du bien-être de ses sujets. C’est l’occasion de nouvelles tensions avec l’Empereur, qui le rappelle bientôt dans les rangs. En 1806, en effet, la Prusse, l’Angleterre, la Suède et la Russie ont déclaré la guerre à la France. Murat chasse les Prussiens jusqu’à Leipzig, participe brillamment à la bataille de Iéna le 14 octobre 1806, fait capituler Blücher à Lübeck. Il entre le premier à Varsovie le 28 novembre 1806. A Eylau (8 février 1807), il commande toute la cavalerie française. Sur l’ordre de Napoléon, il lance ses troupes pour repousser le centre russe. Cette charge reste dans la légende sous le nom de «charge des 80 escadrons».

    Napoléon offre à Murat la couronne de Naples en 1808, mais à condition qu’il demeure un pion de la politique impériale. Murat a sans doute rêvé du trône espagnol pour lequel il a payé de sa personne. Envoyé en Espagne sans instructions précises, c’est lui qui réprime durement l’insurrection du 2 mai 1808, organise l’exode de Ferdinand VII et Charles IV vers Bayonne. Et cette couronne napolitaine enfin acquise, il tremble de s’en voir décoiffé, à l’instar du roi de Hollande, dont le royaume est purement et simplement annexé à l’Empire en 1810.

    Ce roturier s’avère roi consciencieux. Il introduit des réformes, organise une armée… Les frictions avec l’Empereur reprennent, exacerbées par la dissension entre Caroline et Murat, qui se disputent le pouvoir.

    En 1812, Napoléon appelle son beau-frère à ses côtés pour la campagne de Russie, à nouveau à la tête de la cavalerie. Durant les six mois de la campagne, Murat sera constamment au contact des armées russes. Lors de la bataille de Borodino le 7 septembre, il charge à la tête de 15 000 cavaliers au devant des canons russes.

    Alors que Napoléon est à Moscou, en octobre 1812, il manque de se faire encercler à Taroutino (18 octobre 1812) mais parvient à se dégager. En décembre, Napoléon lui laisse le commandement de la Grande Armée pour rentrer précipitamment à Paris. Murat ne veut pas de ce commandement : il veut sauver son royaume. A Wilna, il perd son sang-froid et abandonne la Grande Armée. De retour à Naples, il écrit à Napoléon pour expliquer sa conduite. Il demande à revenir au service de l’Empereur.

    Il revient pour participer à la campagne d’été de 1813 ; Napoléon lui confie le commandement de l’Armée du sud, chargée de contenir les Coalisés de Schwarzenberg. Après la défaite de Leipzig (16-19 octobre 1813), il rentre dans son royaume. En janvier 1814, Murat signe un traité avec l’Autriche.

    Au congrès de Vienne de 1815, les généreux subsides qu’il a versés aux diplomates, à Talleyrand notamment, ne servent de rien. Il est question de restaurer les Bourbons sur le trône napolitain. Murat, désespéré, tente des ouvertures de tous côtés ; il écrit une lettre cordiale à Louis XVIII, renoue avec Napoléon exilé à l’île d’Elbe. Ce dernier lui fait part de ses projets de retour. Murat déclare la guerre à l’Autriche dès qu’il apprend le débarquement de l’Empereur. Il occupe bientôt Rome, Ancône, Bologne. De Rimini, il lance une proclamation où il appelle à l’unification de l’Italie. Mais bientôt les troupes autrichiennes, menées par Neipperg, l’encerclent. C’est la défaite de Tolentino, le 21 avril 1815.

    Murat doit prendre la fuite tandis que Ferdinand retrouve son trône. Il arrive en France où Napoléon refuse de le recevoir. En Corse, il réunit 600 hommes. Cela lui suffit pour rêver de reconquérir Naples; il s’embarque pour la côte italienne. Débarqué à Pizzo, il est fait prisonnier, incarcéré. Un décret du Roi ordonne à la commission qui le juge de lui laisser une «demi-heure pour recevoir les secours de la religion» avant de le fusiller. 

    Murat donne lui-même l’ordre de tirer, le 13 octobre 1815.

    328,00 €