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  • Maréchal Augereau

    Pierre François Charles AUGEREAU Duc de Castiglione

    Le 2 décembre 1804 était encore appelé le 11 frimaire an X1I1 lorsqu’à midi quarante cinq, un nouveau César pénétrait dans Notre Dame pour s’y faire sacrer Empereur au son du canon et du gros bourdon de bronze. Autour de lui, toutes les personnes de sa suite, sa famille, les dignitaires du régime étaient revêtus d’uniformes et d’atours incroyables, mêlant l’antique au théâtral.
    Ainsi, les nouveaux Maréchaux arboraient la cravate de dentelle, les bas blancs à bouffants de satin, la rosette de soie sur les souliers, le panache de plumes blanches au chapeau, l’écharpe en réseau d’or et le bâton de velours bleu semé d’aigles d’or.
    Ce qui devait leur paraître un peu ridicule, eux, qui depuis dix ans étaient plutôt logés et habillés à la mode des camps partageant la vie et la soupe de leurs soldats.
    Et des camps, le futur Duc de Castiglione en avait connu beaucoup ! Il avait servi la monarchie en 1774, passé au service de la Prusse, était devenu carabinier au royaume de Naples et revint en France qu’il ne quittera plus.
    Il ne devait pas se sentir très à l’aise, le fils du domestique et de la fruitière qui avait un jour déclaré : « De tous les animaux produits par la nature, le plus vil est le roi, le plus lâche est le courtisan et le pire de tous le prêtre ».
    Brave soldat, mais grand pillard (les fameux fourgons d’Augereau !) il fut meilleur exécutant que stratège. Rallié à LOUIS XVIII après son inertie de 1813, il refusa néanmoins de participer au procès de NEY.

    C’est lui que les ETAINS DU PRINCE ont choisi de présenter dans l’extraordinaire grand uniforme de Maréchal en tenue de Cour.


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  • Maréchal Bernadotte

    Jean-Baptiste BERNADOTTE  Prince de Ponte-Corvo
    Charles XIV Jean – Roi de Suède et de Norvège

    On a parfois prétendu que Napoléon avait voulu éliminer par avance des concurrents en puissance, en créant le titre de Maréchal de l’Empire, et en l’attribuant à des généraux de valeur inégale, mettant ainsi les plus valeureux sur le même pied que de plus médiocres.
    Peut-être avait-il pensé que Bernadotte pouvait un jour lui porter ombrage, peut-être lui gardait-il une certaine rancœur d’avoir épousé Désirée Clary, le premier amour du futur Empereur.
    Toujours est-il que le climat entre les deux hommes fut toujours mauvais, l’un conspirant sournoisement contre l’autre qui le couvrait d’honneurs afin de gagner sa reconnaissance. Ce Béarnais bien bâti, beau parleur, avait un profil qui évoquait celui du Grand Condé. Sa tournure superbe lui avait valu dans le régiment « Royal la Marine », le surnom de sergent « Belle Jambe », mais ses qualités militaires ne furent pas toujours à la hauteur de ses ambitions. Le destin pourtant allait combler le Prince de Ponte-Corvo, promu au rang d’Altesse Sérénissime par Napoléon (toujours probablement en souvenir de Désirée). En effet, il fit preuve d’une telle humanité envers les Suédois vaincus en 1807 que ceux-ci l’élurent Roi de leurs états, le 21 août 1810, leur souverain sans postérité, Charles XIII ayant adopté l’ex-sergent major Républicain.

    LES ETAINS DU PRINCE, qui s’attachent plus à l’uniforme qu’au caractère du personnage, ont découvert au musée de Pau, un tableau représentant le Maréchal Bernadotte dans une tenue tout à fait anticonformiste. On peut se demander si l’antagonisme vis-à-vis de Bonaparte, ne s’exprime pas dans ce petit habit de coupe ancienne, aux curieux galons torsadés, où la décoration de la Couronne de Fer (réservée aux soldats de la campagne d’Italie) est plus longue que la Légion d’Honneur, symbole de la nouvelle puissance Impériale.



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  • Maréchal Berthier

    Louis Alexandre BERTHIER
    Prince de Neuchâtel et Valengin - Prince de Wagram

    Les dispositions du jeune Alexandre pour la topographie et l’organisation sont telles qu’il est nommé ingénieur géographe à 13 ans. Lieutenant à 17. il ne quittera plus l’Etat Major.
    Comme Major Général de la Garde Nationale, il assure la protection de la famille royale (favorisant même la fuite des tantes du Roi).
    En Italie, Bonaparte s’attache cet homme infatigable qui deviendra le Chef d’Etat Major irremplaçable de la Grande Armée.
    Napoléon le combla d’honneurs et de titres, mais ne le ménagea pas sur le plan personnel, se moquant de sa liaison avec Madame V1SCONTI (qu’il lui avait interdit d’épouser) et de sa manie de se ronger les ongles.
    Mais, si le Maréchal excellait dans l’ordonnancement des armées jusqu’au moindre détail, il n’avait pas le sens du commandement. Lors de la campagne d’Autriche, les erreurs qu’il commit dans ce rôle le firent renvoyer à ses cartes et à ses tableaux d’effectifs.
    Malgré le titre de Prince de Wagram décerné pour sa brillante préparation de la bataille, l’affection qu’il portait à Napoléon se refroidit ; le Maréchal se lassa de la guerre, au point que pendant la retraite de Russie. L ‘Empereur menaça de le « faire fusiller à la tête de l’armée » parce qu’il prétendait rentrer en France avec lui.
    Rien d’étonnant alors à son ralliement à Louis XVIII qui le nomma Capitaine des Gardes du Corps. Ce qui fit beaucoup rire Napoléon à son retour : « Pour toute punition, je veux le voir dans son habit de Capitaine des Gardes ».

    Mais BERTHIER préféra s’exiler à BAMBERG où il finit, désespéré, par se jeter par la fenêtre de son château.
    Pourtant, après  Waterloo, il eut le plus bel hommage posthume et le pardon total de Napoléon qui dit simplement : « Si j’avais eu BERTH1ER, je n’aurais pas eu ce malheur ! ».



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  • Maréchal Bessières

    Jean-Baptiste BESSIÈRES
    Duc d’Istrie

    Le Maréchal Bessières, comme nombre de ses camarades, commença sa carrière militaire sous l’ancien régime, comme garde à cheval du roi en 1792. Mais c’est en Italie, en 1796, que son ascension va commencer. A l’origine c’est un repas du Général en chef, interrompu par l’arrivée inopinée d’Autrichiens mal éduqués, qui va donner sa chance au capitaine du 22e chasseur, Jean-Baptiste Bessières. Obligé de se cacher parmi les laitues du potager, Bonaparte réalise qu’il est très mal gardé et décide de créer l’escadron des Guides du Général en chef, pour assurer sa protection. Ce sera Bessières qu’il chargera d’organiser cette troupe d’élite.
    II est nommé Maréchal le 19 mai 1804, puis honneur suprême, Colonel Général de la cavalerie de la Garde Impériale. C’est dans cet uniforme splendide que LES ETAINS DU PRINCE l’ont reproduit ; sa silhouette est très caractéristique car il est le seul des Maréchaux à avoir conservé les cheveux longs et poudrés qu’il portait sous la monarchie.
    Il parvint aux honneurs sans intrigue et sans flagornerie, par le seul jeu de ses qualités morales et de son courage. Fait Duc d’Istrie en 1809, c’est lui que l’Empereur enverra au devant de sa nouvelle fiancée, Marie-Louise. Il sera, hélas parmi les grands chefs qui trouveront la mort sur le champ de bataille, tué par un boulet la veille de Lutzen.


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  • Maréchal Brune

    Guillaume Marie Anne Comte BRUNE

    Ce Maréchal, peu aimé de Napoléon, avait pourtant eu une carrière brillante, forgée par les armes, comme tant d’autres fils de la Révolution. La protection de DANTON lui avait valu d’être nommé Général en 1793. C’est le 13 vendémiaire que Bonaparte le remarque et l’emploie ensuite à l’armée d’Italie.
    Mais après la campagne de Hollande, où il prit Bergen, ses relations avec l’Empereur se dégradent, bien que celui-ci eût reconnu ses mérites en le faisant Maréchal dès 1806. BRUNE, révolutionnaire fervent (on prétendait l’avoir vu promener la tête de la Princesse de Lamballe au bout d’une pique) n’appréciait pas l’ascension fulgurante du petit Général Corse.
    En 1807, sous prétexte d’une négociation maladroite avec la Suède, il tombe en disgrâce. En réalité, Napoléon ne supportait plus ses innombrables concussions. Malgré son tempérament brutal, il était d’une grande gentillesse avec ses hommes et l’indulgence qu’il leur témoignait n’avait d’autre raison que de faire oublier ses propres malversations. L’exemple donné était si fâcheux (on disait : voler à la brune !) qu’il demeura inemployé jusqu’à la fin de l’Empire.
    Rallié spontanément à Louis XVIII, ce qui est paradoxal pour un homme ayant côtoyé aux Cordeliers le Père DUCHESNE et Camilles DESMOULINS, il reprendra cependant du service pendant les Cent Jours.
    II mourut, victime de la Terreur Blanche, assassiné par des émeutiers qui avaient forcé sa porte dans une auberge d’Avignon. Après avoir obtenu d’écrire une dernière lettre à sa femme (qu’il ne pourra même pas terminer) il découvrit sa poitrine au meurtrier : celui-ci l’ayant raté s’entendit dire : « Maladroit ! de si près !».
    Un deuxième forcené le foudroya alors à bout portant, provoquant une explosion de joie sauvage dans la populace.


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  • Maréchal Davout

    Louis Nicolas DAVOUT
    Duc d’Averstaedt - Prince d’Eckmuhl

    Contrairement à nombre de ses camarades issus du peuple, DAVOUT était né dans une famille noble, vouée au métier des armes. On disait dans le pays : « Quand naît un D’AVOT, une épée sort du fourreau ! » Pourtant il deviendra un fanatique de la Révolution et refusera de boire à la santé du Roi dans un banquet d’officiers ; ceci lui vaudra de solides inimitiés et il détestera toute sa vie les officiers nommés grâce à leurs origines.
    C’est à la tête du 3e corps de la Grande Armée que DAVOUT se couvrira de gloire. Il est incontestablement l’un des artisans du triomphe d’Austerlitz (certains de ses soldats marcheront 140 km en 2 jours) et surtout il obtint un magnifique succès à Auerstaedt,  victoire qui s’appellera IENA parce que Napoléon commandait en personne à 20 km de là et croyait être le seul vainqueur de la journée ! DAVOUT s’était, comme toujours, trouvé là où il devait être, avec son corps parfaitement organisé et discipliné.
    Homme de droiture, d’une intégrité rare pour l’époque (Napoléon disait : « II faut bien que je lui donne, puisqu’il ne prend pas »), il est le seul des lieutenants de l’Empereur qui pouvait l’égaler, le seul à pouvoir manœuvrer victorieusement dans de grandes actions, hors de la présence du maître.
    Napoléon l’avait nommé Prince d’ECKMUHL, Colonel Général des Grenadiers de sa Garde, et c’est dans cet uniforme un peu insolite (en particulier à cause du bonnet d’ourson) que les ETAINS DU PRINCE ont voulu réaliser le plus droit et le plus capable des Maréchaux bien qu’en réalité DAVOUT ne dut jamais beaucoup porter cet uniforme étant plus occupé aux champs de bataille qu’à la parade.


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  • Maréchal Gouvion St Cyr

    MARÉCHAL MARQUIS Laurent de GOUVION St-CYR

    Rien ne semblait appeler Gouvion St-Cyr à la carrière des armes. En effet, il était artiste peintre et mauvais comédien, lorsqu’il s’enrôla au 1er Bataillon des Chasseurs républicains de Paris, pour faire les campagnes d’Allemagne en 1796 ; il commande l’aile droite de l’armée du Rhin en 1797, remplace Masséna à l’armée de Rome en 1798, participe aux opérations d’Italie en 1800.
    Napoléon ne le nomme pas Maréchal dans la première fournée ; mais à la place, le fait Colonel Général des Cuirassiers, remettant ainsi en honneur le vieux titre que porta Turenne.

    C’est cet uniforme étincelant, à la cuirasse finement ciselée, qui a séduit les ETAINS DU PRINCE. Ils l’ont reproduit dans la gloire des métaux nobles, coiffé du casque au cimier flamboyant d’or et d’argent.

    Malheureusement, à la suite de rivalités avec Suchet, pendant la guerre d’Espagne, où il refusa de coopérer avec l’armée d’Aragon, Gouvion est suspendu de ses fonctions, mis aux arrêts et tombe en disgrâce. Mais Napoléon n’était pas homme à se priver des qualités éminentes de tacticien de ce Général, un peu sombre et hautain, si différent de ses camarades.
    Sa conduite extrêmement brillante à la bataille de Polotsk lui vaut le titre de Maréchal le 18 avril 1812. Le pardon du maître lui est donc confirmé, mais comme aucun Maréchal, excepté dans la Garde, ne pouvait porter le titre de Colonel Général d’un corps, c’est Belliard qui lui succédera dans cette fonction.
    Resté fidèle à Louis XVIII aux cent jours, il cède cependant devant l’attitude de ses troupes décidées à se rallier à l’Empereur, mais n’aura plus aucune activité militaire jusqu’à sa mort.


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  • Maréchal Grouchy

    Maréchal Marquis
    Emmanuel de GROUCHY

    Ce Maréchal fut sans doute le plus contesté de toute l'épopée Napoléonienne. Il est vrai que Victor Hugo contribua à sa disgrâce dans l'esprit du public, avec le fameux « Grouchy, c'était Blücher » bien plus que les fautes tactiques du Maréchal. C'était en effet un vieux soldat, que cet homme accablé de la responsabilité de commander le corps d'armée qui devait décider de la victoire ou de la défaite à Waterloo. Il fut d'abord artilleur sous la monarchie, puis garde du corps de la maison du roi. Sa prise de position contre le consulat contrarie son avancement, et il fallut attendre 1812 pour que Napoléon lui confie un commandement important. Il se signala en 1813 comme chef de « l'Escadron Sacré » pendant la retraite de Russie, on créa un corps éphémère pompeusement appelé « Gardes d'Honneur de Sa Majesté et Roi » où le capitaine avait le grade de général, les brigadiers colonels et les simples cavaliers au moins sous-lieutenants. Cette troupe d'élite était destinée à la protection de l'Empereur pendant la retraite. C'est à Grouchy qu'on confia le commandement de ce qui restait des chevaux et des officiers qui composaient cet escadron sacré, d'ailleurs rapidement dissous. Si son attitude indécise du 18 juin 1815, lui valut la critique de nombre d'historiens (on va jusqu'à lui reprocher les fraises dégustée ce jour-là chez le notaire de Walhain pendant le canon tonnait à la Haie Sainte), la retraite qui suivit fut un modèle du genre, et le Maréchal ramena intact sous les murs de Paris un corps d'armée de soixante mille hommes.

    Grouchy fut le seul Maréchal nommé pendant les Cent Jours, mais les Etains du Prince ont préféré le montrer dans l'uniforme richement brodé de Colonel Général des Chasseurs à cheval, qu'il portait en Russie

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  • Maréchal Jourdan

    JEAN-BAPTISTE Comte JOURDAN

    Incorporé au régiment d’Auxerrois, le 10 décembre 1778, le futur Maréchal de France fait partie du contingent qui combattit en Amérique au cours de la guerre d’indépendance. Mais rapatrié pour cause de maladie il est réformé en 1784 et s’établit tout simplement boutiquier à Limoges.
    Il reprend du service en 92 et sert comme Général de division à l’Armée du Nord, car à cette époque les soldats de valeur bénéficiaient de promotions extrêmement rapides. Il se couvre de gloire à Wattignies et à Maubeuge.
    Mais en cette période révolutionnaire, les fortunes se défont aussi rapidement qu’elles se font et le voilà destitué en janvier 94 pour avoir refusé de faire campagne en hiver. Réintégré en mars, il se fait un nom grâce à la victoire de Fleurus. Mais de graves revers l’obligent à démissionner et il retourne à son magasin de mercerie.
    Ses compatriotes l’envoient alors siéger au conseil des Cinq-cents dont il est élu président, et où il fait voter la loi de conscription, instituant le service militaire obligatoire.
    Mais il prend position contre le Coup d’Etat du 18 brumaire et se voit menacé de déportation.
    Sous l’Empire, Joseph Bonaparte le réclame à Naples puis en Espagne où il opère comme Chef d’Etat Major du frère de l’Empereur. Malheureusement, il se fait battre par Wellington à Vittoria en juin 1813, ce qui provoque le retour du Roi Joseph en France et, au mois d’août la mise à la retraite du vaincu.
    Malgré son ralliement à la monarchie, Napoléon qui a besoin de chefs, l’emploie pendant les Cent Jours en tant que commandant de la subdivision militaire de Besançon.

    Après avoir été fait Pair de France, il termine sa carrière comme Gouverneur des Invalides de 1830 à sa mort.



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  • Maréchal Kellermann

    François Christophe KELLERMANN

    En 1804, Kellermann était trop âgé pour exercer un commandement ; mais l’Empereur qui désirait honorer le vainqueur de Valmy, lui donna le titre du Maréchal Honoraire. Ce qui explique qu'il n'a pris part à aucune campagne sous l’Empire, se contentant de commander des corps de réserve. Toute la gloire du Maréchal se forge donc sous l'ancien régime.
    Il prend part à la guerre de Sept ans, puis combat en Pologne. En août 1793, il réprime l'insurrection lyonnaise ; on l’arrête pourtant comme suspect ce qui est monnaie courante à l'époque dès qu'on avait atteint un certain grade ; Hoche disait : « Une nomination de Général est un brevet de guillotine ». Il sera libéré après Thermidor.
    Ce qui a valu à Kellermann le titre de Duc, c'est sa participation à la célèbre victoire de Valmy où il était placé sous les ordres de Dumouriez ; celui-ci ayant trahi la France, la gloire du chef félon rejaillit en totalité sur son subordonné.
    Victoire curieuse, où l'on a chuchoté que Dumouriez avait purement et simplement acheté Brunswick pour qu'il refuse le combat. Au pied du moulin fameux, des Prussiens dysentriques, déprimés par les pluies torrentielles, copieusement arrosés d'artillerie furent attaqués par des patriotes qu'ils croyaient complètement démoralisés, au cri de « Vive la Nation ».
    Peu de pertes dans cette affaire, (300 Français et 180 Prussiens), qui termine la campagne et qui surtout redonne confiance aux soldats de la République.
    On ne peut quitter la famille Kellermann, sans citer le fils du Maréchal, second Duc de Valmy, qui se comporta brillamment sur tous les champs de bataille de l'Empire, mais qui se rendit surtout célèbre par la charge qu'il conduisit à Marengo et qui décida de la victoire.

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  • Maréchal Lannes

    Maréchal Jean LANNES
    Duc de Montebello

    L’imagerie populaire et, de nos jours, le cinéma, nous ont surtout représenté le Maréchal Lannes en héros antique, expirant dans les bras de son ami Bonaparte.
    Le futur Duc de Montebello se fera connaître comme commandant de la Garde Consulaire. C’est à lui notamment que nous devons les superbes uniformes des Guides du Premier Consul, qui assuraient la sécurité du Quartier Général.
    A Austerlitz, il n’a pas le meilleur rôle mais il contient cependant toute l’aile droite des Austro-Russes face à Bagration et Lichtenstein, permettant ainsi à Soult d’enfoncer au centre du plateau de Pratzen le dispositif ennemi.
    Pendant la campagne de Prusse, c’est un sous-officier de son corps d’armée, le Maréchal des Logis Guindet qui tue le Prince Louis de Prusse, en combat singulier, pendant que le Maréchal bouscule toute la gauche prussienne.
    Lannes surnommé le Roland de l’armée, jouissait d’une position particulière vis-à-vis de Napoléon : il était en effet le seul à le tutoyer ; c’était, il faut le dire, un vieux camarade, blessé à Arcole, à St-Jean d’Acre, à Aboukir, qui s’était couvert de gloire en Italie, en Syrie et en Moravie.
    On dit que Napoléon pleura en serrant son ami blessé à mort contre lui, tachant de pourpre son gilet de casimir blanc. Un petit boulet, en ricochant, lui avait brisé les deux jambes le soir d’EssIing, et le Maréchal, de santé fragile, ne résista pas à l’amputation et à la gangrène qui s’ensuivit.

    LES ETAINS DU PRINCE ont préféré le représenter en commandant du 5e Corps, en 1805, d’après le tableau de Perrin, exposé au musée de Versailles.


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  • Maréchal Lefebvre

    François Joseph LEFEBVRE - Duc de Dantzig

    Bien que Maréchal Honoraire, LEFEBVRE eut une carrière extrêmement active et mouvementée.
    Ancien Sergent aux Gardes Françaises, il est le type même du soldat qui trouve son bâton de Maréchal dans sa giberne.
    Vétéran de l’Armée du Rhin, il succède à Hoche, à la tête de Sambre et Meuse, puis commande l’armée de Mayence en 1798.
    Ce républicain convaincu seconde cependant activement Bonaparte lors du coup d’état du 18 brumaire.
    L’Empereur ne le croyait pas capable d’un commandement en chef, mais il le charge néanmoins de la prise de Dantzig, mission dont il s’acquitte si bien qu’il y gagne le titre de Duc.
    A cette occasion, Napoléon lui fit tenir 300 000 francs dans une boîte de chocolats. De ce jour, dans l’armée, pour parler d’argent, on utilisa la formule de « chocolat de Dantzig ».
    Le nouveau Duc se bat ensuite en Espagne, au Tyrol, en Russie, en Champagne enfin.
    C’est un personnage pittoresque dont certains propos (vrais ou faux) sont restés célèbres. A un aristocrate vaniteux qui le bassinait avec ses ancêtres, il répliqua : « C’est moi qui suis l’ancêtre ! ». A son fils, jeune officier  mis aux arrêts et sur lequel il lève sa canne : « Gredin, tu veux déshonorer ton père, tu oublies donc que je suis le fils d’un paysan ! ». A quoi le mauvais sujet, superbe, rétorque : « C’est vrai, mais je sais aussi que je suis le fils d’un Maréchal de France ! ».
    A un grincheux qui enviait ses richesses : « Je vais vous tirer soixante coups de fusil, et si vous vous en sortez vivant, tout ce que je possède est à vous ». Soixante, c’était le nombre de blessures qu’il portait sur le corps !
    Il fut marié à la blanchisseuse Catherine Herbscher,  la célèbre Madame Sans-gêne, dont la réputation de trivialité paraît bien surfaite aujourd’hui.
    Malgré son ralliement à Napoléon aux Cent -Jours, nous n’oublierons pas qu’il fut l’un des artisans de son abdication à Fontainebleau.             

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  • Maréchal Mac Donald

    Jacques Etienne Joseph Alexandre MAC DONALD
    Duc de Tarente

    Soldat dans la légion Irlandaise, puis au régiment de DILLON, cet officier d’origine écossaise sert brillamment ensuite dans les armées de la Révolution. Il est promu Général de brigade en août 1793, sous le commandement de Pichegru, à l’armée du Nord. Remarqué par Bonaparte pendant la campagne d’Italie, il le secondera activement lors de la prise du pouvoir, le 18 brumaire.
    Mac Donald était l’ami du Général Moreau, sa fidélité à son ancien chef, qu’il défendait courageusement, le fit tomber en disgrâce. On l’avait cru impliqué dans le complot royaliste. La police le tracassa jusqu’à ce qu’il se réfugiât dans ses terres de Courcelles, pour échapper à l’inculpation.
    Cinq longues années passèrent ainsi, mais la discrétion et la dignité dont il fit preuve pendant sa retraite, amenèrent le pardon de l’Empereur qui l’envoya chercher  à la veille de la campagne d’Autriche en 1809.
    Il rejoignit la Grande Armée près de Vienne et se distingua à la bataille de Wagram, où son action contre le centre ennemi fut déterminante dans l’accomplissement de la victoire. Le lendemain. Napoléon le fit chercher par Rapp et devant les troupes assemblées, au milieu de son Etat-major, il l’embrassa et lui dit : « Soyons amis, désormais ; je vous fais Maréchal de France ! »
    Le Duc de Tarente gardera sa dignité jusqu’au bout, en négociant au mieux de ses intérêts, les modalités de l’abdication d’un maître qu’il aimait peu mais respectait beaucoup.
    Napoléon le comprit, et, pour le récompenser de ce service ultime, il lui offrit le sabre de Mourad Bey qu’il avait porté à la bataille du Mont Thabor.
    Mac Donald, bouleversé jura de le conserver toute sa vie et de le transmettre un jour à son fils, si jamais il en avait un.


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  • Maréchal Marmont

    Auguste Frédéric Louis VIESSE DE MARMONT

    Le Maréchal Marmont a fait partie, lui aussi, des premiers compagnons de Bonaparte. En effet, ce hobereau bourguignon, trop jeune pour avoir connu les armées de l'ancien régime, se fait remarquer du futur Empereur au siège de Toulon, où celui-ci en fait son officier d'ordonnance. De même que son chef, il avait débuté comme artilleur au premier Régiment d’Artillerie à pied en septembre 92.
    Mais son image historique reste à jamais ternie par sa défection capitale de la campagne de France, qui amène la chute de l'Empire au point que son nom devient un temps synonyme de trahison : on disait « une ragusade »
    Il semble bien que le Duc de Raguse n'ait jamais accepté de ne pas avoir été nommé dans la première fournée de maréchaux de mai 1804 ; lui qui avait reçu du Directoire des pistolets d'honneur, pour sa bravoure à l’armée d'Italie. Pourtant, les débuts de sa carrière avaient été assez brillants : belle conduite à Marengo puis succès décisif à Znaim ; ce qui lui vaut son bâton de Maréchal, bien que Napoléon lui ait reproché d'avoir manoeuvré « comme une huître »

    Alors, peut-être qu'une vieille rancune contre le maître jugé ingrat, le poussera à conduire son sixième corps en Normandie, à travers les troupes de Schwartzenberg complice et organisateur de la trahison, enlevant à Napoléon sa dernière chance et rendant l’abdication de Fontainebleau inéluctable. Et pourtant ce traître honni de toute l’armée avait tenu tête l'épée à la main dans les rues de Belleville à 3000 cosaques avec seulement 300 jeunes conscrits.

    Sous la Restauration, la malédiction le poursuit. Marmont reçoit la capitainerie d'une compagnie des Gardes du Roi. On la surnomme aussitôt la « Compagnie de Judas »
    Pourtant paradoxalement, c'est par les récits du Maréchal félon que l'Aiglon, prisonnier de sa cage autrichienne, allait connaître, admirer et enfin aimer son illustre père. Après cela, il accompagne Charles X en exil, et mourut plutôt misérablement à Venise.

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  • Maréchal Massena

    André MASSENA
    Duc de Rivoli, Prince d’Essling

    A 13 ans, le futur Maréchal s’embarqua comme mousse et à 17 ans, s’engagea dans un régiment composé d’Italiens et de Piémontais : le Royal-Italien. Pour lui aussi, la Révolution fut le tremplin de la gloire, et pour lui aussi la rencontre avec Bonaparte fut le début de la fortune. Si l’empereur eût parfois à se plaindre de son subordonné et de son enrichissement un peu rapide, il lui pardonna en raison de ses qualités militaires hors du commun. En effet, il le jugeait « fortement constitué, infatigable, décidé, brave, intrépide, plein d’ambition, d’amour-propre et d’opiniâtreté ; au premier coup de canon, sa pensée acquérait de la force et de la clarté ».
    Masséna, « l’enfant chéri de la victoire », était fait pour le commandement, et certains auteurs l’ont comparé à Napoléon comme stratège et tacticien.
    Incontestablement, le sommet de sa carrière fut la deuxième campagne d’Autriche, où il obtint le titre de Prince d’EssIing ; il fut aussi le seul commandant de corps d’armée à assister à une bataille en calèche ; le 3 juillet 1809, la veille de Wagram, Masséna fut pris sous sa monture qui avait buté sur une racine. Fortement contusionné, il se désolait d’être blessé à un moment aussi important, lorsque Napoléon lui conseilla d’utiliser sa voiture.
    C’est ainsi que le Maréchal roula carosse au beau milieu des combats qui suivirent.
    Comme sa tenue était généralement simple, LES ETAINS DU PRINCE l’ont revêtu de l’uniforme réglementaire d’un Maréchal d’Empire.

    PHILIPPE REIGNAT
    Conseiller Historique des ETAINS DU PRINCE


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  • Maréchal Moncey

    Bon-Adrien Jannot DE MONCEY- Duc de Conegliano

    Ce fils d’avocat au Parlement de Besançon s’était laissé tourner la tête par les récits de bataille de ses oncles et s’était engagé à 15 ans au régiment de Conti-Infanterie. L’état militaire est chez lui une vocation puisqu’il reprend du service au régiment de Champagne et qu’en 1774, il rejoint la gendarmerie de Lunéville.
    Pourtant, la carrière du futur Maréchal semblait bien compromise si l’on en juge par l’appréciation de ses supérieurs lorsqu’il quitte le service : « léger, inconstant, peu regrettable, à ne pas reprendre ! ».
    Pourtant, la Révolution qui a besoin de soldats expérimentés n’hésite pas à le faire Général de Brigade pour la bravoure dont il a fait preuve à l’armée des Pyrénées Orientales. Mais son amitié avec PICHEGRU le rend suspect et le directoire le met à la réforme.
    Trois ans plus tard, le Général Bonaparte ayant pris le pouvoir, rappelle MONCEY qui le servira fidèlement jusqu’à la fin.
    Le 3 décembre 1801, le Premier Consul crée pour le futur Duc de Conegliano le poste d’Inspecteur Général de la Gendarmerie qu’il assumera avec un loyalisme et une intégrité exemplaires.
    C’est dans l’uniforme splendide (entièrement brodé et galonné d’argent) de cette haute fonction que les ETAINS DU PRINCE vous présentent le Maréchal MONCEY, premier chef de la Gendarmerie Nationale !
    En 1814, il se bat sabre au clair à la barrière de Clichy, puis il est emprisonné pour avoir refusé de siéger au procès de NEY...
    La dernière joie de ce vieux soldat, fut de recevoir en 1840 les cendres de l’Empereur aux Invalides dont il avait été promu Gouverneur par Louis Philippe.



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