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  • Napoléon l'Exil - Scène complète (limitée à 55 exemplaires).

    Les Etains du Prince vous présentent leur nouvelle pièce de prestige, L’Exil. L’histoire méconnue du règne de Napoléon sur l’Ile d’Elbe et les prémices de son retour à la tête de la France.


    Le 3 Mai 1814, l’Undaunted entre dans la rade de Portoferraio, une commune italienne de l’Ile d’Elbe située entre la Corse et l’Italie. A bord de la frégate anglaise, un homme coiffé de son célèbre bicorne contemple la ville. Napoléon ne sait pas quel accueil il recevra de la part des Elbois. Par sécurité, il préfère débarquer le jour suivant, dans un premier temps officieusement aux Magazzini, puis officiellement au Quai Elba, le 4 mai à 15h30.


    Au milieu d’une foule enthousiaste, le maire lui remet « les clefs de la ville », de simples clés couvertes de purpurine.

    À la tête d’un cortège solennel, l’empereur traverse la Place de la Grandguardia, via S.Giovanni et la Place d’Armi (les actuelles Place Cavour et Place de la République) et se dirige vers l’église paroissiale où, après quelques jours de nettoyage et de répétitions, le Te Deum est célébré.

    Ce jour là, Napoléon découvre les quelques kilomètres de son nouveau royaume, l’île d’Elbe.

     

    Déchéance et exil

    Comment l’homme qui dominait l’Europe se retrouve à gouverner quelques milliers de sujets sur une île ?  La réponse est la bataille de Leipzig.

    Aussi connu sous le nom de la bataille des nations, elle constitue le plus grand affrontement des batailles Napoléoniennes. La Sixième Coalition composée de la Russie, la Prusse, la Suède, la Norvège, du Royaume Uni, et de l’empire d’Autriche face à la France. Sortie, exsangue de la campagne de Russie, la Grande Armée française perd rapidement face aux armées adverses. Après ce désastre militaire, s’en suit l’invasion de la France : Napoléon est déchu du trône et se retrouve à n’exercer le titre d’Empereur que sur la petite île d’Elbe où il est exilé.

    Mais contrairement à ce que beaucoup croient, Napoléon ne fut pas « emprisonné » à l’Elbe, il choisit le lieu de son exil et régna en gouverneur : soit il s’exilait à l’Elbe, soit à Corfou. Entre ces deux destinations, il choisit cette île de la Toscane et ajouta même :

    J’ai choisi l'Île d’Elbe en raison de la bonté des mœurs de ses habitants et celle de son climat. Son peuple sera l’objet constant de mon intérêt le plus grand.

     

    Le Règne sur Elbe

    Pendant trois cents jours, de mai 1814 à février 1815, Napoléon règne sur un "royaume d'opérette" où l'avait exilé la Sixième Coalition. Durant ce laps de temps, l’homme s’emploie à dynamiser son royaume.

    Sur le plan économique tout d’abord, il entreprend la construction de ponts, de routes, de renforcements des fortifications… Il implante une vraie irrigation des cultures, il recommande la plantation d'oliviers, de mûriers pouvant favoriser l'élevage de vers à soie, et suggère la culture de la pomme de terre. Il développe également l'industrie minière, et le commerce viticole.

    En plus de ces améliorations d'ordre économique, il s’agit d’offrir un cadre de vie aux habitants. Avant son arrivée, Portoferraio présentait tous les aspects d'une bourgade insalubre où chacun jetait ses détritus dans la rue. L'Empereur prend donc des mesures adéquates afin de développer des conditions de vie et d’hygiène des Elbois.

    Enfin, en politique, et pour la première fois de son histoire, Elbe fut unifiée sous un même drapeau, alors qu’aujourd’hui encore l’administration est divisée en huit communes

    L'île devient le centre de tous les intérêts : y affluent simples soldats et officiers en quête d'un emploi. En plus des opportunistes, l’île accueille des représentants des armées étrangères qui viennent en secret pour surveiller l'ex-Empereur, espions de tous bords venus délivrer ou assassiner Napoléon, étrangers curieux d'approcher celui qui régnait sur l'Europe un an auparavant.


    Napoléon ne négligeant aucun moyen pour développer son nouveau royaume, l’argent vient à manquer et la grogne monte. L’un des accords passés avec la coalition et Napoléon, convient que la France doit verser deux millions de francs de manière annuelle au royaume d’Elbe. En l'absence de ces deux millions, les impôts et les taxes sont augmentés bien au-delà de ce que les habitants de l'île sont habitués à payer. Le peuple fait battre en retraite les soldats envoyés pour collecter les impôts impayés, anciens et nouveaux. En somme, le gouvernement de Louis XVIII ne respectant pas ses engagements (notamment financiers) à l’égard de Napoléon et que l’on commence à parler de son transfert vers une petite île de l'Atlantique sud (Sainte-Hélène), l’Empereur doit trouver une échappatoire, le départ de Napoléon devant mettre fin à l'insatisfaction grandissante de ses sujets.

     

    Les prémices du retour

    De l'île d'Elbe, Napoléon surveille attentivement le continent. Il guette chaque gazette et journal lui parvenant de France, et questionne les voyageurs au sujet de l’actualité.

    L’empereur confie, dans un entretien accordé à Lord Ebrington en Février 1815, qu’il déplore les conséquences de la bataille de Leipzig et plus particulièrement les conditions imposées à la France : « Ils (les français) ont été trop humiliés par la paix. »

    Il sait que Louis XVIII tente en vain de réconcilier le pays en mêlant maladroitement le retour à la monarchie avec certains des acquis majeurs de la Révolution française et de l’Empire. Devant cet échec politique, l’Empereur confie également qu’il redoute une guerre civile et une nouvelle Révolution.

    C’est sans doute en grimpant jusqu’au sommet du Mont Capanne, qui domine Elbe, que Napoléon a dû se rendre compte que le ridicule empire concédé par la Coalition ne peut contenir bien longtemps ses ambitions demeurées intactes. De tout là-haut, Bonaparte pouvait voir les rivages du cap Corse.  

    Elbe avait tout d’un paradis. Sauf aux yeux de Bonaparte. "L’ennui, l’inextinguible soif de conquête que cette île tranquille ne pouvait pas rassasier".

    Il est fort probable que son bref séjour de trois cents jours, du 4 mai 1814 au 26 février 1815, ne permit pas à Napoléon de s’abandonner à la contemplation, ni d’imaginer les plaisirs que lui réservait son île-prison. Ce n’était pas la nature de cet homme d’action.

    Entre ses soutiens qui l’encouragent à revenir en France et les menaces de la Coalition pour l’éloigner davantage, Napoléon prend la décision de rentrer en France. Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe à bord de "L'Inconstant", suivi de loin par six autres bâtiments, pouvant transporter environ un millier d'hommes, et montrer ainsi au monde qu'il ne reconnait pas la décision des puissances coalisées et qu'il se sent encore capable de remonter le cours de l'histoire.

    Le 1er Mars 1815, Napoléon pose le pied à Golfe Juan et ça, c’est une toute autre histoire que Les Etains Du Prince vous ont déjà contée.

    549,00 €
  • Napoléon (seul) sur résine et socle

    Les Etains du Prince vous présentent leur nouvelle pièce de prestige, L’Exil. L’histoire méconnue du règne de Napoléon sur l’Ile d’Elbe et les prémices de son retour à la tête de la France.


    Le 3 Mai 1814, l’Undaunted entre dans la rade de Portoferraio, une commune italienne de l’Ile d’Elbe située entre la Corse et l’Italie. A bord de la frégate anglaise, un homme coiffé de son célèbre bicorne contemple la ville. Napoléon ne sait pas quel accueil il recevra de la part des Elbois. Par sécurité, il préfère débarquer le jour suivant, dans un premier temps officieusement aux Magazzini, puis officiellement au Quai Elba, le 4 mai à 15h30.


    Au milieu d’une foule enthousiaste, le maire lui remet « les clefs de la ville », de simples clés couvertes de purpurine.

    À la tête d’un cortège solennel, l’empereur traverse la Place de la Grandguardia, via S.Giovanni et la Place d’Armi (les actuelles Place Cavour et Place de la République) et se dirige vers l’église paroissiale où, après quelques jours de nettoyage et de répétitions, le Te Deum est célébré.

    Ce jour là, Napoléon découvre les quelques kilomètres de son nouveau royaume, l’île d’Elbe.

     

    Déchéance et exil

    Comment l’homme qui dominait l’Europe se retrouve à gouverner quelques milliers de sujets sur une île ?  La réponse est la bataille de Leipzig.

    Aussi connu sous le nom de la bataille des nations, elle constitue le plus grand affrontement des batailles Napoléoniennes. La Sixième Coalition composée de la Russie, la Prusse, la Suède, la Norvège, du Royaume Uni, et de l’empire d’Autriche face à la France. Sortie, exsangue de la campagne de Russie, la Grande Armée française perd rapidement face aux armées adverses. Après ce désastre militaire, s’en suit l’invasion de la France : Napoléon est déchu du trône et se retrouve à n’exercer le titre d’Empereur que sur la petite île d’Elbe où il est exilé.

    Mais contrairement à ce que beaucoup croient, Napoléon ne fut pas « emprisonné » à l’Elbe, il choisit le lieu de son exil et régna en gouverneur : soit il s’exilait à l’Elbe, soit à Corfou. Entre ces deux destinations, il choisit cette île de la Toscane et ajouta même :

    J’ai choisi l'Île d’Elbe en raison de la bonté des mœurs de ses habitants et celle de son climat. Son peuple sera l’objet constant de mon intérêt le plus grand.

     

    Le Règne sur Elbe

    Pendant trois cents jours, de mai 1814 à février 1815, Napoléon règne sur un "royaume d'opérette" où l'avait exilé la Sixième Coalition. Durant ce laps de temps, l’homme s’emploie à dynamiser son royaume.

    Sur le plan économique tout d’abord, il entreprend la construction de ponts, de routes, de renforcements des fortifications… Il implante une vraie irrigation des cultures, il recommande la plantation d'oliviers, de mûriers pouvant favoriser l'élevage de vers à soie, et suggère la culture de la pomme de terre. Il développe également l'industrie minière, et le commerce viticole.

    En plus de ces améliorations d'ordre économique, il s’agit d’offrir un cadre de vie aux habitants. Avant son arrivée, Portoferraio présentait tous les aspects d'une bourgade insalubre où chacun jetait ses détritus dans la rue. L'Empereur prend donc des mesures adéquates afin de développer des conditions de vie et d’hygiène des Elbois.

    Enfin, en politique, et pour la première fois de son histoire, Elbe fut unifiée sous un même drapeau, alors qu’aujourd’hui encore l’administration est divisée en huit communes

    L'île devient le centre de tous les intérêts : y affluent simples soldats et officiers en quête d'un emploi. En plus des opportunistes, l’île accueille des représentants des armées étrangères qui viennent en secret pour surveiller l'ex-Empereur, espions de tous bords venus délivrer ou assassiner Napoléon, étrangers curieux d'approcher celui qui régnait sur l'Europe un an auparavant.


    Napoléon ne négligeant aucun moyen pour développer son nouveau royaume, l’argent vient à manquer et la grogne monte. L’un des accords passés avec la coalition et Napoléon, convient que la France doit verser deux millions de francs de manière annuelle au royaume d’Elbe. En l'absence de ces deux millions, les impôts et les taxes sont augmentés bien au-delà de ce que les habitants de l'île sont habitués à payer. Le peuple fait battre en retraite les soldats envoyés pour collecter les impôts impayés, anciens et nouveaux. En somme, le gouvernement de Louis XVIII ne respectant pas ses engagements (notamment financiers) à l’égard de Napoléon et que l’on commence à parler de son transfert vers une petite île de l'Atlantique sud (Sainte-Hélène), l’Empereur doit trouver une échappatoire, le départ de Napoléon devant mettre fin à l'insatisfaction grandissante de ses sujets.

     

    Les prémices du retour

    De l'île d'Elbe, Napoléon surveille attentivement le continent. Il guette chaque gazette et journal lui parvenant de France, et questionne les voyageurs au sujet de l’actualité.

    L’empereur confie, dans un entretien accordé à Lord Ebrington en Février 1815, qu’il déplore les conséquences de la bataille de Leipzig et plus particulièrement les conditions imposées à la France : « Ils (les français) ont été trop humiliés par la paix. »

    Il sait que Louis XVIII tente en vain de réconcilier le pays en mêlant maladroitement le retour à la monarchie avec certains des acquis majeurs de la Révolution française et de l’Empire. Devant cet échec politique, l’Empereur confie également qu’il redoute une guerre civile et une nouvelle Révolution.

    C’est sans doute en grimpant jusqu’au sommet du Mont Capanne, qui domine Elbe, que Napoléon a dû se rendre compte que le ridicule empire concédé par la Coalition ne peut contenir bien longtemps ses ambitions demeurées intactes. De tout là-haut, Bonaparte pouvait voir les rivages du cap Corse.  

    Elbe avait tout d’un paradis. Sauf aux yeux de Bonaparte. "L’ennui, l’inextinguible soif de conquête que cette île tranquille ne pouvait pas rassasier".

    Il est fort probable que son bref séjour de trois cents jours, du 4 mai 1814 au 26 février 1815, ne permit pas à Napoléon de s’abandonner à la contemplation, ni d’imaginer les plaisirs que lui réservait son île-prison. Ce n’était pas la nature de cet homme d’action.

    Entre ses soutiens qui l’encouragent à revenir en France et les menaces de la Coalition pour l’éloigner davantage, Napoléon prend la décision de rentrer en France. Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe à bord de "L'Inconstant", suivi de loin par six autres bâtiments, pouvant transporter environ un millier d'hommes, et montrer ainsi au monde qu'il ne reconnait pas la décision des puissances coalisées et qu'il se sent encore capable de remonter le cours de l'histoire.

    Le 1er Mars 1815, Napoléon pose le pied à Golfe Juan et ça, c’est une toute autre histoire que Les Etains Du Prince vous ont déjà contée.

    294,30 €
  • Général Drouot (avec tapis et sac)

    Les Etains du Prince vous présentent leur nouvelle pièce de prestige, L’Exil. L’histoire méconnue du règne de Napoléon sur l’Ile d’Elbe et les prémices de son retour à la tête de la France.


    Le 3 Mai 1814, l’Undaunted entre dans la rade de Portoferraio, une commune italienne de l’Ile d’Elbe située entre la Corse et l’Italie. A bord de la frégate anglaise, un homme coiffé de son célèbre bicorne contemple la ville. Napoléon ne sait pas quel accueil il recevra de la part des Elbois. Par sécurité, il préfère débarquer le jour suivant, dans un premier temps officieusement aux Magazzini, puis officiellement au Quai Elba, le 4 mai à 15h30.


    Au milieu d’une foule enthousiaste, le maire lui remet « les clefs de la ville », de simples clés couvertes de purpurine.

    À la tête d’un cortège solennel, l’empereur traverse la Place de la Grandguardia, via S.Giovanni et la Place d’Armi (les actuelles Place Cavour et Place de la République) et se dirige vers l’église paroissiale où, après quelques jours de nettoyage et de répétitions, le Te Deum est célébré.

    Ce jour là, Napoléon découvre les quelques kilomètres de son nouveau royaume, l’île d’Elbe.

     

    Déchéance et exil

    Comment l’homme qui dominait l’Europe se retrouve à gouverner quelques milliers de sujets sur une île ?  La réponse est la bataille de Leipzig.

    Aussi connu sous le nom de la bataille des nations, elle constitue le plus grand affrontement des batailles Napoléoniennes. La Sixième Coalition composée de la Russie, la Prusse, la Suède, la Norvège, du Royaume Uni, et de l’empire d’Autriche face à la France. Sortie, exsangue de la campagne de Russie, la Grande Armée française perd rapidement face aux armées adverses. Après ce désastre militaire, s’en suit l’invasion de la France : Napoléon est déchu du trône et se retrouve à n’exercer le titre d’Empereur que sur la petite île d’Elbe où il est exilé.

    Mais contrairement à ce que beaucoup croient, Napoléon ne fut pas « emprisonné » à l’Elbe, il choisit le lieu de son exil et régna en gouverneur : soit il s’exilait à l’Elbe, soit à Corfou. Entre ces deux destinations, il choisit cette île de la Toscane et ajouta même :

    J’ai choisi l'Île d’Elbe en raison de la bonté des mœurs de ses habitants et celle de son climat. Son peuple sera l’objet constant de mon intérêt le plus grand.

     

    Le Règne sur Elbe

    Pendant trois cents jours, de mai 1814 à février 1815, Napoléon règne sur un "royaume d'opérette" où l'avait exilé la Sixième Coalition. Durant ce laps de temps, l’homme s’emploie à dynamiser son royaume.

    Sur le plan économique tout d’abord, il entreprend la construction de ponts, de routes, de renforcements des fortifications… Il implante une vraie irrigation des cultures, il recommande la plantation d'oliviers, de mûriers pouvant favoriser l'élevage de vers à soie, et suggère la culture de la pomme de terre. Il développe également l'industrie minière, et le commerce viticole.

    En plus de ces améliorations d'ordre économique, il s’agit d’offrir un cadre de vie aux habitants. Avant son arrivée, Portoferraio présentait tous les aspects d'une bourgade insalubre où chacun jetait ses détritus dans la rue. L'Empereur prend donc des mesures adéquates afin de développer des conditions de vie et d’hygiène des Elbois.

    Enfin, en politique, et pour la première fois de son histoire, Elbe fut unifiée sous un même drapeau, alors qu’aujourd’hui encore l’administration est divisée en huit communes

    L'île devient le centre de tous les intérêts : y affluent simples soldats et officiers en quête d'un emploi. En plus des opportunistes, l’île accueille des représentants des armées étrangères qui viennent en secret pour surveiller l'ex-Empereur, espions de tous bords venus délivrer ou assassiner Napoléon, étrangers curieux d'approcher celui qui régnait sur l'Europe un an auparavant.


    Napoléon ne négligeant aucun moyen pour développer son nouveau royaume, l’argent vient à manquer et la grogne monte. L’un des accords passés avec la coalition et Napoléon, convient que la France doit verser deux millions de francs de manière annuelle au royaume d’Elbe. En l'absence de ces deux millions, les impôts et les taxes sont augmentés bien au-delà de ce que les habitants de l'île sont habitués à payer. Le peuple fait battre en retraite les soldats envoyés pour collecter les impôts impayés, anciens et nouveaux. En somme, le gouvernement de Louis XVIII ne respectant pas ses engagements (notamment financiers) à l’égard de Napoléon et que l’on commence à parler de son transfert vers une petite île de l'Atlantique sud (Sainte-Hélène), l’Empereur doit trouver une échappatoire, le départ de Napoléon devant mettre fin à l'insatisfaction grandissante de ses sujets.

     

    Les prémices du retour

    De l'île d'Elbe, Napoléon surveille attentivement le continent. Il guette chaque gazette et journal lui parvenant de France, et questionne les voyageurs au sujet de l’actualité.

    L’empereur confie, dans un entretien accordé à Lord Ebrington en Février 1815, qu’il déplore les conséquences de la bataille de Leipzig et plus particulièrement les conditions imposées à la France : « Ils (les français) ont été trop humiliés par la paix. »

    Il sait que Louis XVIII tente en vain de réconcilier le pays en mêlant maladroitement le retour à la monarchie avec certains des acquis majeurs de la Révolution française et de l’Empire. Devant cet échec politique, l’Empereur confie également qu’il redoute une guerre civile et une nouvelle Révolution.

    C’est sans doute en grimpant jusqu’au sommet du Mont Capanne, qui domine Elbe, que Napoléon a dû se rendre compte que le ridicule empire concédé par la Coalition ne peut contenir bien longtemps ses ambitions demeurées intactes. De tout là-haut, Bonaparte pouvait voir les rivages du cap Corse.  

    Elbe avait tout d’un paradis. Sauf aux yeux de Bonaparte. "L’ennui, l’inextinguible soif de conquête que cette île tranquille ne pouvait pas rassasier".

    Il est fort probable que son bref séjour de trois cents jours, du 4 mai 1814 au 26 février 1815, ne permit pas à Napoléon de s’abandonner à la contemplation, ni d’imaginer les plaisirs que lui réservait son île-prison. Ce n’était pas la nature de cet homme d’action.

    Entre ses soutiens qui l’encouragent à revenir en France et les menaces de la Coalition pour l’éloigner davantage, Napoléon prend la décision de rentrer en France. Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe à bord de "L'Inconstant", suivi de loin par six autres bâtiments, pouvant transporter environ un millier d'hommes, et montrer ainsi au monde qu'il ne reconnait pas la décision des puissances coalisées et qu'il se sent encore capable de remonter le cours de l'histoire.

    Le 1er Mars 1815, Napoléon pose le pied à Golfe Juan et ça, c’est une toute autre histoire que Les Etains Du Prince vous ont déjà contée.

    84,90 €
  • Porte-Etendard

    Les Etains du Prince vous présentent leur nouvelle pièce de prestige, L’Exil. L’histoire méconnue du règne de Napoléon sur l’Ile d’Elbe et les prémices de son retour à la tête de la France.


    Le 3 Mai 1814, l’Undaunted entre dans la rade de Portoferraio, une commune italienne de l’Ile d’Elbe située entre la Corse et l’Italie. A bord de la frégate anglaise, un homme coiffé de son célèbre bicorne contemple la ville. Napoléon ne sait pas quel accueil il recevra de la part des Elbois. Par sécurité, il préfère débarquer le jour suivant, dans un premier temps officieusement aux Magazzini, puis officiellement au Quai Elba, le 4 mai à 15h30.


    Au milieu d’une foule enthousiaste, le maire lui remet « les clefs de la ville », de simples clés couvertes de purpurine.

    À la tête d’un cortège solennel, l’empereur traverse la Place de la Grandguardia, via S.Giovanni et la Place d’Armi (les actuelles Place Cavour et Place de la République) et se dirige vers l’église paroissiale où, après quelques jours de nettoyage et de répétitions, le Te Deum est célébré.

    Ce jour là, Napoléon découvre les quelques kilomètres de son nouveau royaume, l’île d’Elbe.

     

    Déchéance et exil

    Comment l’homme qui dominait l’Europe se retrouve à gouverner quelques milliers de sujets sur une île ?  La réponse est la bataille de Leipzig.

    Aussi connu sous le nom de la bataille des nations, elle constitue le plus grand affrontement des batailles Napoléoniennes. La Sixième Coalition composée de la Russie, la Prusse, la Suède, la Norvège, du Royaume Uni, et de l’empire d’Autriche face à la France. Sortie, exsangue de la campagne de Russie, la Grande Armée française perd rapidement face aux armées adverses. Après ce désastre militaire, s’en suit l’invasion de la France : Napoléon est déchu du trône et se retrouve à n’exercer le titre d’Empereur que sur la petite île d’Elbe où il est exilé.

    Mais contrairement à ce que beaucoup croient, Napoléon ne fut pas « emprisonné » à l’Elbe, il choisit le lieu de son exil et régna en gouverneur : soit il s’exilait à l’Elbe, soit à Corfou. Entre ces deux destinations, il choisit cette île de la Toscane et ajouta même :

    J’ai choisi l'Île d’Elbe en raison de la bonté des mœurs de ses habitants et celle de son climat. Son peuple sera l’objet constant de mon intérêt le plus grand.

     

    Le Règne sur Elbe

    Pendant trois cents jours, de mai 1814 à février 1815, Napoléon règne sur un "royaume d'opérette" où l'avait exilé la Sixième Coalition. Durant ce laps de temps, l’homme s’emploie à dynamiser son royaume.

    Sur le plan économique tout d’abord, il entreprend la construction de ponts, de routes, de renforcements des fortifications… Il implante une vraie irrigation des cultures, il recommande la plantation d'oliviers, de mûriers pouvant favoriser l'élevage de vers à soie, et suggère la culture de la pomme de terre. Il développe également l'industrie minière, et le commerce viticole.

    En plus de ces améliorations d'ordre économique, il s’agit d’offrir un cadre de vie aux habitants. Avant son arrivée, Portoferraio présentait tous les aspects d'une bourgade insalubre où chacun jetait ses détritus dans la rue. L'Empereur prend donc des mesures adéquates afin de développer des conditions de vie et d’hygiène des Elbois.

    Enfin, en politique, et pour la première fois de son histoire, Elbe fut unifiée sous un même drapeau, alors qu’aujourd’hui encore l’administration est divisée en huit communes

    L'île devient le centre de tous les intérêts : y affluent simples soldats et officiers en quête d'un emploi. En plus des opportunistes, l’île accueille des représentants des armées étrangères qui viennent en secret pour surveiller l'ex-Empereur, espions de tous bords venus délivrer ou assassiner Napoléon, étrangers curieux d'approcher celui qui régnait sur l'Europe un an auparavant.


    Napoléon ne négligeant aucun moyen pour développer son nouveau royaume, l’argent vient à manquer et la grogne monte. L’un des accords passés avec la coalition et Napoléon, convient que la France doit verser deux millions de francs de manière annuelle au royaume d’Elbe. En l'absence de ces deux millions, les impôts et les taxes sont augmentés bien au-delà de ce que les habitants de l'île sont habitués à payer. Le peuple fait battre en retraite les soldats envoyés pour collecter les impôts impayés, anciens et nouveaux. En somme, le gouvernement de Louis XVIII ne respectant pas ses engagements (notamment financiers) à l’égard de Napoléon et que l’on commence à parler de son transfert vers une petite île de l'Atlantique sud (Sainte-Hélène), l’Empereur doit trouver une échappatoire, le départ de Napoléon devant mettre fin à l'insatisfaction grandissante de ses sujets.

     

    Les prémices du retour

    De l'île d'Elbe, Napoléon surveille attentivement le continent. Il guette chaque gazette et journal lui parvenant de France, et questionne les voyageurs au sujet de l’actualité.

    L’empereur confie, dans un entretien accordé à Lord Ebrington en Février 1815, qu’il déplore les conséquences de la bataille de Leipzig et plus particulièrement les conditions imposées à la France : « Ils (les français) ont été trop humiliés par la paix. »

    Il sait que Louis XVIII tente en vain de réconcilier le pays en mêlant maladroitement le retour à la monarchie avec certains des acquis majeurs de la Révolution française et de l’Empire. Devant cet échec politique, l’Empereur confie également qu’il redoute une guerre civile et une nouvelle Révolution.

    C’est sans doute en grimpant jusqu’au sommet du Mont Capanne, qui domine Elbe, que Napoléon a dû se rendre compte que le ridicule empire concédé par la Coalition ne peut contenir bien longtemps ses ambitions demeurées intactes. De tout là-haut, Bonaparte pouvait voir les rivages du cap Corse.  

    Elbe avait tout d’un paradis. Sauf aux yeux de Bonaparte. "L’ennui, l’inextinguible soif de conquête que cette île tranquille ne pouvait pas rassasier".

    Il est fort probable que son bref séjour de trois cents jours, du 4 mai 1814 au 26 février 1815, ne permit pas à Napoléon de s’abandonner à la contemplation, ni d’imaginer les plaisirs que lui réservait son île-prison. Ce n’était pas la nature de cet homme d’action.

    Entre ses soutiens qui l’encouragent à revenir en France et les menaces de la Coalition pour l’éloigner davantage, Napoléon prend la décision de rentrer en France. Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe à bord de "L'Inconstant", suivi de loin par six autres bâtiments, pouvant transporter environ un millier d'hommes, et montrer ainsi au monde qu'il ne reconnait pas la décision des puissances coalisées et qu'il se sent encore capable de remonter le cours de l'histoire.

    Le 1er Mars 1815, Napoléon pose le pied à Golfe Juan et ça, c’est une toute autre histoire que Les Etains Du Prince vous ont déjà contée.

    84,90 €
  • Estafette (avec seau, tambour et boulets de canon)

    Les Etains du Prince vous présentent leur nouvelle pièce de prestige, L’Exil. L’histoire méconnue du règne de Napoléon sur l’Ile d’Elbe et les prémices de son retour à la tête de la France.


    Le 3 Mai 1814, l’Undaunted entre dans la rade de Portoferraio, une commune italienne de l’Ile d’Elbe située entre la Corse et l’Italie. A bord de la frégate anglaise, un homme coiffé de son célèbre bicorne contemple la ville. Napoléon ne sait pas quel accueil il recevra de la part des Elbois. Par sécurité, il préfère débarquer le jour suivant, dans un premier temps officieusement aux Magazzini, puis officiellement au Quai Elba, le 4 mai à 15h30.


    Au milieu d’une foule enthousiaste, le maire lui remet « les clefs de la ville », de simples clés couvertes de purpurine.

    À la tête d’un cortège solennel, l’empereur traverse la Place de la Grandguardia, via S.Giovanni et la Place d’Armi (les actuelles Place Cavour et Place de la République) et se dirige vers l’église paroissiale où, après quelques jours de nettoyage et de répétitions, le Te Deum est célébré.

    Ce jour là, Napoléon découvre les quelques kilomètres de son nouveau royaume, l’île d’Elbe.

     

    Déchéance et exil

    Comment l’homme qui dominait l’Europe se retrouve à gouverner quelques milliers de sujets sur une île ?  La réponse est la bataille de Leipzig.

    Aussi connu sous le nom de la bataille des nations, elle constitue le plus grand affrontement des batailles Napoléoniennes. La Sixième Coalition composée de la Russie, la Prusse, la Suède, la Norvège, du Royaume Uni, et de l’empire d’Autriche face à la France. Sortie, exsangue de la campagne de Russie, la Grande Armée française perd rapidement face aux armées adverses. Après ce désastre militaire, s’en suit l’invasion de la France : Napoléon est déchu du trône et se retrouve à n’exercer le titre d’Empereur que sur la petite île d’Elbe où il est exilé.

    Mais contrairement à ce que beaucoup croient, Napoléon ne fut pas « emprisonné » à l’Elbe, il choisit le lieu de son exil et régna en gouverneur : soit il s’exilait à l’Elbe, soit à Corfou. Entre ces deux destinations, il choisit cette île de la Toscane et ajouta même :

    J’ai choisi l'Île d’Elbe en raison de la bonté des mœurs de ses habitants et celle de son climat. Son peuple sera l’objet constant de mon intérêt le plus grand.

     

    Le Règne sur Elbe

    Pendant trois cents jours, de mai 1814 à février 1815, Napoléon règne sur un "royaume d'opérette" où l'avait exilé la Sixième Coalition. Durant ce laps de temps, l’homme s’emploie à dynamiser son royaume.

    Sur le plan économique tout d’abord, il entreprend la construction de ponts, de routes, de renforcements des fortifications… Il implante une vraie irrigation des cultures, il recommande la plantation d'oliviers, de mûriers pouvant favoriser l'élevage de vers à soie, et suggère la culture de la pomme de terre. Il développe également l'industrie minière, et le commerce viticole.

    En plus de ces améliorations d'ordre économique, il s’agit d’offrir un cadre de vie aux habitants. Avant son arrivée, Portoferraio présentait tous les aspects d'une bourgade insalubre où chacun jetait ses détritus dans la rue. L'Empereur prend donc des mesures adéquates afin de développer des conditions de vie et d’hygiène des Elbois.

    Enfin, en politique, et pour la première fois de son histoire, Elbe fut unifiée sous un même drapeau, alors qu’aujourd’hui encore l’administration est divisée en huit communes

    L'île devient le centre de tous les intérêts : y affluent simples soldats et officiers en quête d'un emploi. En plus des opportunistes, l’île accueille des représentants des armées étrangères qui viennent en secret pour surveiller l'ex-Empereur, espions de tous bords venus délivrer ou assassiner Napoléon, étrangers curieux d'approcher celui qui régnait sur l'Europe un an auparavant.


    Napoléon ne négligeant aucun moyen pour développer son nouveau royaume, l’argent vient à manquer et la grogne monte. L’un des accords passés avec la coalition et Napoléon, convient que la France doit verser deux millions de francs de manière annuelle au royaume d’Elbe. En l'absence de ces deux millions, les impôts et les taxes sont augmentés bien au-delà de ce que les habitants de l'île sont habitués à payer. Le peuple fait battre en retraite les soldats envoyés pour collecter les impôts impayés, anciens et nouveaux. En somme, le gouvernement de Louis XVIII ne respectant pas ses engagements (notamment financiers) à l’égard de Napoléon et que l’on commence à parler de son transfert vers une petite île de l'Atlantique sud (Sainte-Hélène), l’Empereur doit trouver une échappatoire, le départ de Napoléon devant mettre fin à l'insatisfaction grandissante de ses sujets.

     

    Les prémices du retour

    De l'île d'Elbe, Napoléon surveille attentivement le continent. Il guette chaque gazette et journal lui parvenant de France, et questionne les voyageurs au sujet de l’actualité.

    L’empereur confie, dans un entretien accordé à Lord Ebrington en Février 1815, qu’il déplore les conséquences de la bataille de Leipzig et plus particulièrement les conditions imposées à la France : « Ils (les français) ont été trop humiliés par la paix. »

    Il sait que Louis XVIII tente en vain de réconcilier le pays en mêlant maladroitement le retour à la monarchie avec certains des acquis majeurs de la Révolution française et de l’Empire. Devant cet échec politique, l’Empereur confie également qu’il redoute une guerre civile et une nouvelle Révolution.

    C’est sans doute en grimpant jusqu’au sommet du Mont Capanne, qui domine Elbe, que Napoléon a dû se rendre compte que le ridicule empire concédé par la Coalition ne peut contenir bien longtemps ses ambitions demeurées intactes. De tout là-haut, Bonaparte pouvait voir les rivages du cap Corse.  

    Elbe avait tout d’un paradis. Sauf aux yeux de Bonaparte. "L’ennui, l’inextinguible soif de conquête que cette île tranquille ne pouvait pas rassasier".

    Il est fort probable que son bref séjour de trois cents jours, du 4 mai 1814 au 26 février 1815, ne permit pas à Napoléon de s’abandonner à la contemplation, ni d’imaginer les plaisirs que lui réservait son île-prison. Ce n’était pas la nature de cet homme d’action.

    Entre ses soutiens qui l’encouragent à revenir en France et les menaces de la Coalition pour l’éloigner davantage, Napoléon prend la décision de rentrer en France. Le 26 février 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe à bord de "L'Inconstant", suivi de loin par six autres bâtiments, pouvant transporter environ un millier d'hommes, et montrer ainsi au monde qu'il ne reconnait pas la décision des puissances coalisées et qu'il se sent encore capable de remonter le cours de l'histoire.

    Le 1er Mars 1815, Napoléon pose le pied à Golfe Juan et ça, c’est une toute autre histoire que Les Etains Du Prince vous ont déjà contée.

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