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Charles Maurice de Talleyrand

Personnage cynique et corrompu, doué d'une intelligence supérieure, c’est aussi le meilleur diplomate qu’a jamais eu la France ! Né le 2 février 1754 à Paris, mort dans cette même ville le 17 mai 1838.

Référence: TALLEYRAND
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Homme d’esprit, amoureux des plaisirs et du beau sexe, le prince Charles Maurice de Talleyrand-Périgord incarne l'art de vivre aristocratique au siècle des Lumières.

Talleyrand et Napoléon : une séduction réciproque

Première rencontre des deux hommes, 6 décembre 1797. Bonaparte ne pourra bientôt plus se passer de Talleyrand, lui demandant son avis sur tout et tous : incroyable addiction de la part de ce leader-né ! Talleyrand lance l’idée d’une campagne d’Égypte pour contrer l’Angleterre en lui barrant la route des Indes. Doublement habile, il flatte le rêve oriental de Bonaparte tout en le détournant d’un projet fou, attaquer l’ennemi par la Manche ! Pour le Directoire, c’est aussi un moyen d’éloigner le trop populaire général.

La campagne d’Égypte se révèle un piège, mais le général s’arrange pour revenir en vainqueur à Paris, avec un seul but : conquérir le pouvoir. Talleyrand a compris que ce personnage exceptionnel va marquer l’Histoire. Il va l’y aider, pressentant le bénéfice considérable qu’il peut en tirer.

En octobre 1799, Talleyrand appuie le coup d’Etat du 18 brumaire an VIII qui instaure le Consulat. Bonaparte est porté au pouvoir. Talleyrand, après une courte interruption, est confirmé dans son ministère. Le voilà à nouveau ministre des Relations extérieures.

 

Il y restera 7 ans. Suit alors une période de véritable « lune de miel » entre Bonaparte et Talleyrand. Talleyrand apporte à Bonaparte sa connaissance du personnel politique et des arcanes du pouvoir. Talleyrand obtient de le voir quotidiennement et en particulier. Il joue un rôle de mentor L’entente est parfaite.

Pas d’État sans religion !

Sur un point, un seul, les deux hommes s’entendent miraculeusement : la politique religieuse. Dénués de sens moral en politique, ils croient dur comme fer à l’importance morale de la religion pour le peuple.

Le Premier Consul contacte le nouveau pape, élu en mars 1800. Pie VII entend réunifier l’Église de France divisée en deux clergés. Talleyrand est là pour les rapprocher.

Le Concordat est enfin signé (15 juillet 1801). Le pape reconnaît la République et renonce aux biens enlevés au clergé sous la Révolution.

De son côté, « le Gouvernement de la République française reconnaît que la religion catholique, apostolique et romaine est la religion de la plus grande majorité des Français ».

Le duo devient duel

Les deux hommes ne tardent pas à se diviser sur le traité de paix d’Amiens (25 mars 1802), Bonaparte reprochant à l'Angleterre de n'en pas respecter les clauses. 

Talleyrand, lucide, voit venir le pire : « Cette paix n’avait pas encore reçu sa complète exécution, qu’il jetait déjà les semences de nouvelles guerres qui devaient, après avoir accablé l’Europe et la France, le conduire lui-même à sa ruine. »

Dans les mois qui suivent, les attentats royalistes se multiplient contre Bonaparte, au point que Paris est en état de siège : « L’air est plein de poignards ! » dit Fouché, ministre de la Police. Comme Talleyrand, il conseille de faire un exemple en arrêtant le « dernier Condé », même si le jeune duc n’est pas impliqué dans les complots.

Et Bonaparte décide de l’assassinat du duc d’Enghien.

En cela, il a bien joué et Talleyrand l’a bien conseillé. Cette exécution sommaire émeut pourtant la France, indigne l’Europe et toutes les têtes couronnées se ligueront contre l’empereur – là est « la faute ». Mais les royalistes se rallieront majoritairement à Napoléon. Une action qui leur sera pourtant éternellement reprochée (...).

Talleyrand parcourt l’Europe avec Napoléon dans sa campagne contre la 3ème coalition (1805).

Il visite le champ de bataille d’Austerlitz et veut la paix : « Nous avons fait assez de grandes choses, de miraculeuses choses, il faut finir par s’arranger. ».  Il contribue à la création de la Confédération du Rhin, et conclut le traité de Presbourg sous le contrôle étroit de l’Empereur. Les « douceurs diplomatiques » qu’il se fait octroyer à ces occasions l’enrichissent considérablement. La 4ème coalition (1806-1807) le verra à Coblence, Mayence, Berlin, Varsovie, Dantzig, Tilsit.  Il est gouverneur civil de la Pologne en 1807. ».

Napoléon l’écartera de la négociation de Tilsitt.

Dès le temps de ces victoires, Talleyrand s’oppose à la « diplomatie de l’épée.

Napoléon l’écoute, mais sans tenir compte de ses conseils. Les divergences de Talleyrand avec Napoléon s’exacerbent donc, en particulier à propos de sa politique familiale (frères portés sur des trônes) et de sa politique d’extension territoriale. En août 1807, Talleyrand démissionne, en conséquence, de son ministère. Napoléon le nomme aussitôt vice-Grand Electeur de l’Empire.

Toujours dans l’entourage de l’Empereur, Napoléon emmènera Talleyrand à Erfurt, en septembre 1808, pour de délicates négociations avec le Tsar. Napoléon veut obtenir du Tsar qu’il « contrôle » l’Autriche pour éviter qu’elle n’entre en guerre pendant qu’il est en Espagne.

Talleyrand rédigera un traité qui déplaira à Napoléon. Erfurt est le premier clivage concret entre Talleyrand et Napoléon, qualifié de « trahison d’Erfurt » par certains historiens.

Le 29 janvier 1809 a lieu la fameuse scène (« De la m… dans un bas de soie. ») : Napoléon reproche à Fouché et Talleyrand de comploter contre lui pendant qu’il guerroie en Espagne. Talleyrand ne pardonnera pas cette scène à Napoléon.

Les relations avec Napoléon sont ensuite chaotiques, mais jamais rompues. Napoléon est en effet toujours impressionné par Talleyrand (« Il est pour Napoléon insupportable, indispensable et irremplaçable », J. Orieux).

Talleyrand incite Napoléon à négocier pendant la retraite de Russie , mais celui-ci s’y refuse.

Le 6 avril 1814 Napoléon abdique. Talleyrand, installe les Bourbons sur le trône au motif qu’eux seuls pourront défendre les intérêts de la France défaite. Dans le même temps Napoléon reconnait tardivement les mérites de Talleyrand : « Mes affaires ont été bien tant que Talleyrand les a faites. ».

Napoléon rendra grâce à Talleyrand dans ses mémoires : « Le plus capable des ministres que j’aie eus. ».  A l’annonce de la mort de Napoléon à Sainte Hélène en mai 1821 Talleyrand aura cette répartie : « Ce n’est pas un événement, c’est seulement une nouvelle. »

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